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Presse médicale : la HAS apporte sa contribution au débat en matière d’amélioration des pratiques éditoriales

Communiqué de presse - Mis en ligne le 19 juin 2013
19 juin 2013

Alors que le secteur de la santé est confronté à la nécessité de garantir plus de transparence et de réaffirmer sa fiabilité, la presse médicale elle aussi, connaît une période de mutation profonde : érosion de la presse écrite et expansion du numérique, chute du marché publicitaire des industriels du médicament, remise en cause de la loyauté des informations diffusées … Dans le cadre de son rôle d’information des professionnels de santé et du grand public et dans un contexte marqué par la loi relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament, la HAS a souhaité contribuer à la réflexion sur la qualité de la presse médicale. Elle publie ce jour un document proposant des bonnes pratiques et des critères qualité, à l’attention de la presse comme des lecteurs.

Près de 200 titres de la presse médicale, c'est-à-dire journaux d’informations médicales et professionnelles, revues de formation médicale continue ou revues académiques de recherche concourent aux besoins d’information, de formation, de publication scientifique des différents acteurs de la santé. Or, cette presse médicale est soumise à un environnement en mutation et doit répondre à une exigence de qualité qui devient un enjeu partagé par l’ensemble des acteurs du secteur (lecteurs et chercheurs, rédactions, agences sanitaires et acteurs publics,  professionnels de santé).

De nombreux dispositifs de régulation mais des pratiques non homogènes

Plusieurs dispositifs de régulation existent qu’ils soient spécifiques ou non à la presse médicale : lois, règlements, chartes et engagements volontaires pour les éditeurs, les annonceurs, les rédacteurs ou les auteurs.

En dépit de leur existence, la HAS constate des pratiques non homogènes : manque de fiabilité des chiffres de diffusion, porosité potentielle entre annonceurs et contenu rédactionnel, non-déclaration des liens d’intérêts, absence fréquente d’affichage des procédures de fonctionnement et des chartes éditoriales …

Pour guider les bonnes pratiques, la HAS propose des outils et critères organisés autour de 3 grands axes :

 - la transparence :

  • affichage systématique des déclarations d’intérêt des auteurs, des comités de rédaction, de toute personne ayant une responsabilité éditoriale,
  •  transparence des procédures éditoriales en particulier les modalités de relecture des articles,
  • transparence des sources de financement des recherches publiées ;

- l’indépendance éditoriale de la rédaction par rapport aux influences possibles des annonceurs mais également indépendance par rapport notamment aux éditeurs ;

- l’éthique éditoriale, c'est-à-dire le respect de certaines règles de publication (citation des sources, qualité d’auteur,  …) et de l’expression des courants de pensée, l’engagement à respecter les recommandations internationales existantes en la matière : ICMJE[1], codes du COPE[2], documents disponibles en français.

 

La liste des critères identifiés parla HAS est accessible dans le rapport complet et dans sa synthèse de 4 pages.



[1] Devenue la référence de la communauté médicale au niveau international depuis 1973, tant en matière de principes éthiques de publication, que sur des aspects plus techniques, il s’agit d’une charte de bonnes pratiques pour les auteurs et les rédacteurs qui s’engagent de façon volontaire à les suivre. La HAS en a fait traduire la dernière version.

[2] Les codes de conduite du Committee on Publication Ethics (COPE) - Comité d’éthique de publication, définissent les bonnes pratiques éthiques des publications scientifiques (COPE guidelines on good publication practice) à l’intention des rédacteurs en chef, des membres des rédactions, des éditeurs et des propriétaires de journaux. Ce document comporte de nombreux logigrammes pratiques comportant des réponses à des questions pratiques comme « Que faire si vous suspectez des auteurs fantômes, invités ou cadeaux ».

 

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