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Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) : la HAS développe des outils de prise en charge

Communiqué de presse - Mis en ligne le 03 juil. 2014
3 juillet 2014

La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une pathologie encore méconnue des patients et sous-diagnostiquée. Elle diminue pourtant les capacités respiratoires et altère la qualité de vie. La Haute Autorité de Santé (HAS) met aujourd’hui à disposition trois outils pour aider les professionnels à améliorer la prise en charge de ces malades.

En France, 16 000 personnes meurent chaque année des suites de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Cette maladie, qui associe une inflammation et une obstruction progressive des bronches, a des symptômes qui ne sont pas spécifiques. Aussi, trop souvent encore, quand un patient tabagique est vu en consultation, penser à la BPCO n’est pas un réflexe.

Pour améliorer cette situation, la HAS propose, dans la suite du guide parcours de soins de la BPCO, trois outils à destination des professionnels de santé.

Un test de dépistage pour le patient : cinq questions posées pour repérer une BPCO

La HAS met à la disposition des professionnels de santé et de leurs patients un questionnaire rapide, permettant de déceler les principaux signes d’alerte de la BPCO. Ce test met l’accent sur la présence d’une toux, la fréquence des épisodes de dyspnée mais aussi l’exposition au tabac. Le médecin doit ensuite confirmer le diagnostic à l’aide d’une spirométrie.

Deux fiches points-clés pour épauler les professionnels sur deux moments critiques identifiés

Dans le parcours de soins des patients atteints de BPCO, deux points de rupture ont été relevés par la HAS : la méconnaissance de la réhabilitation respiratoire comme traitement efficace, et la gravité des exacerbations de la BPCO. Pour faire connaître, harmoniser les pratiques et améliorer les prises en charge, la HAS a donc élaboré des fiches spécifiques :

La première porte sur la réhabilitation respiratoire, et précise d’une part, les indications dès que le patient présente une dyspnée ou une intolérance à l’effort physique, et d’autre part, les modalités d’accès et l’importance du maintien au long cours des acquis après un stage initial de réhabilitation respiratoire. Les professionnels comme les associations de patients jouent un rôle dans l’une ou l’autre de ces étapes-clés, notamment pour le maintien d’une activité physique sur le long terme.

La seconde se concentre sur le suivi des patients hospitalisés pour une exacerbation de leur BPCO, complication fréquente qui aggrave la maladie. Afin de prévenir le risque de ré-hospitalisation, la HAS propose des actions à mettre en œuvre dès l’hospitalisation initiale, puis lors de la sortie avec remise de documents assurant la continuité des soins, et enfin dans le suivi avec maintien du sevrage tabagique et poursuite de l’éducation thérapeutique après le retour à domicile.

Cette fiche souligne l’importance de la coordination à chacune de ces étapes, pour une meilleure communication entre les professionnels.

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