Share Impression

Evaluation de la fécondation in vitro avec micromanipulation (Intracytoplasmic sperm injection [ICSI]) : indications, coût-efficacité et risques pour la descendance

Communiqué de presse - Mis en ligne le 04 mai 2007
4 mai 2007

La fécondation in vitro avec micromanipulation (ou IntraCytoplasmic Sperm Injection : ICSI) est une des techniques d’assistance médicale à la procréation (AMP). La Haute Autorité de santé (HAS) propose à la demande de la CNAMTS (Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés) une actualisation des indications et une évaluation des risques de l’ICSI pour la descendance.

La fécondation in vitro avec micromanipulation (ICSI) est une technique d’assistance médicale à la procréation (AMP) dans laquelle la fécondation est réalisée par injection directe d’un spermatozoïde dans l’ovocyte. L’ICSI était réservée aux cas où la fécondation in vitro par les techniques conventionnelles était impossible ou avait de faibles chances de réussite c’est-à-dire les cas d’infertilité masculines sévères.

Depuis 1998, en France, une augmentation de la réalisation de l’ICSI a été constatée et ce, au détriment de la fécondation in vitro conventionnelle (FIV). Elle serait due à l’extension des indications thérapeutiques et notamment un recours plus fréquent à l’ICSI dans les cas de qualité spermatique modérément altérée.

L’objectif de ce rapport est de présenter un état des lieux actuel de la pratique de l’ICSI, notamment en France et d’évaluer les indications de l’ICSI, son efficacité et ses risques pour la descendance.

L’analyse de l’efficacité et l’analyse économique (rapport coût-efficacité) ont permis de définir deux niveaux d’indications thérapeutiques pour lesquels l’ICSI est indiquée :

  • en l’absence d’alternative existante (médicale, chirurgicale, AMP…) ou après échec de FIV ;
  • après une prise en charge initiale (médicale, chirurgicale, recueil de sperme, etc.), l’ICSI est réalisée en cas de persistance d’une mauvaise qualité spermatique, ne permettant pas une conception naturelle ou par d’autres techniques d’AMP.

Le rapport évalue les risques de l’ICSI (en termes de prématurité, d’hypotrophie, de malformations congénitales majeures et de survenue d’événements génétiques, épigénétiques et oncologiques) et permet de rappeler aux couples que toute grossesse (naturelle, issue d’une insémination artificielle avec le sperme préparé du conjoint (IAC), d’une FIV ou d’une ICSI) n’est pas dépourvue de risques, surtout en cas de grossesse multiple.

Enfin, ce rapport met en exergue la nécessité de réaliser des études complémentaires évaluant l’efficacité de l’ICSI sur des critères pertinents, les coûts de cette technique par rapport aux alternatives y compris à long terme et de mettre en place un suivi à long terme des enfants conçus par AMP et de leur descendance, et tout particulièrement de l’ICSI, en tenant compte des questions éthiques posées.

Dans cette thématique, la HAS diffuse également son avis concernant la « Recherche des microdélétions du chromosome Y », qui aborde l’une des causes d’infertilité masculine.

Nous contacter

Responsable du service presse
Service de presse HAS
  • Florence Gaudin - Chef de service
    Gilles Djéyaramane - Attaché de presse
    Marina Malikité - Attachée de presse
    Julia Vollerin - Attachée de presse
  • Tél : 01.55.93.73.17 / 73.18 / 73.52 (n° réservés aux journalistes)
  • contact.presse@has-sante.fr

    Contacter l'accueil de la HAS : 01 55 93 70 00

     
  • Nous contacter