Depuis janvier 2010, la check-list « Sécurité du patient au bloc opératoire » est devenue exigible en France à travers la procédure de certification des établissements de santé. Sa mise en place est systématiquement vérifiée par les experts-visiteurs, à partir de l'étude des manuels V2007 et V2010.
Modalité de mise en œuvre de la check-list "Sécurité des patients au bloc opératoire" et constats des experts-visiteurs de la HAS.
Son appropriation repose sur :
- un engagement de la direction
- un engagement de la commission/conférence médicale d’établissement dont le rôle est renforcé par le décret 2010-1408 du 12 novembre 2010 notamment pour la lutte contre les événements indésirables associés aux soins dans les établissements de santé.
- un relais effectif de l'encadrement, responsable de pôle, conseil de bloc; cadres de santé
- la participation de l'ensemble des professionnels qui exercent au bloc opératoire
Trois critères de bonne utilisation de la check list sont retenus :
- tous les items sont considérés
- les items sont vérifiés de manière partagée au sein de l'équipe
- l’identification et la gestion concertée d'élément de non-conformité sont tracés, que la décision soit celle d'un Go (les cas échant en procédure dégradée), soit d'un No-Go (arrêt de la procédure)
L'expert-visiteur en visite de certification s’interroge notamment sur sa mise en œuvre au quotidien (intégrée au déroulement du programme
opératoire). Il ne doit pas s'agir d'un remplissage passif, voire a
posteriori des items mais d'un renseignement proactif au fur et à mesure
de la réalisation partagée et croisée au sein de l'équipe.
Il importe que le time-out (temps de pause avant
incision) soit pratiqué pour toutes les interventions et qu’il constitue
un véritable moment d’échange oral des informations.
L’établissement présente aux experts-visiteurs : - l’état
de déploiement de la check-list dans l’établissement au moyen d’une
cartographie fonctionnelle couvrant tout ou partie des activités au bloc
opératoire et autres secteurs interventionnels
- la stratégie d’implantation utilisée : réunions, informations des équipes, affichage ou autre
- les supports retenus (papier ou informatique), le mode d’archivage
- la
réalité de l’utilisation au quotidien avec rencontres de professionnels
des 3 métiers du bloc : chirurgiens, anesthésistes-IADE, IBODE ; il
sera intéressant de connaître leur décision concernant la nomination du coordonnateur Check-list, la fréquence des
No-Go (c’est à dire le nombre de Non (Items non vérifiés de manière
croisée) et leur gestion quant aux décisions d’arrêt de la procédure
chirurgicale
- une évaluation succincte de son utilisation par
les équipes (indicateurs de pratiques – % de renseignements de la liste,
de résultats intermédiaires type ABprophylaxie, ou de résultats finaux –
exemple taux d’ISO).
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Pour la V2010, le critère 26a « Organisation du « bloc opératoire»» précise que « Pour chaque intervention chirurgicale, la
procédure de vérification de l’acte est mise en œuvre par un membre
identifié de l’équipe opératoire ».
Pour la procédure V2007, le critère 32b « Afin d'assurer la prise en charge pré, per et post interventionnelle du patient, les différents professionnels assurent à chaque étape ne transmission orale et écrite des informations » précise la « Transmission des différentes informations pertinentes adaptées à la prise en charge du patient en per-opératoire… ».