Rencontres HAS 2011 - Accompagner les nouvelles modalités d'exercice (suite)
Session thématique 6 du 17 novembre 2011 de 14h30 à 16h
Chacun peut constater que la manière dont les professionnels de santé exercent se modifie et semble promise encore à des évolutions plus importantes.
Différentes raisons motivent ces changements : l’évolution générationnelle des aspirations professionnelles, la démographie professionnelle et les tensions qu’elle génère, le développement des nouvelles technologies, l’évolution épidémiologique, le vieillissement de la population et la prépondérance des maladies chroniques, souvent dans un contexte poly-pathologique, qui en résulte.
Enfin, les évolutions sociales importantes motivent les patients et leur entourage à souhaiter une prise en charge globale, impliquant une coordination forte des soignants. Elles engagent également les professionnels à être sans doute moins attachés à leur autonomie et plus sensibles à de nouveaux modes d’exercice caractérisés par exemple, par la coopération renforcée ou par la diversification des formes de rémunération.
De son côté, la HAS est évidemment attentive à ce que ces modifications des modalités d’exercice soient porteuses de progression en matière de qualité et de sécurité. C’est la raison pour laquelle la HAS y est largement investie.
La dimension prédominante d’un exercice de moins en moins caractérisé par l’individualisme – sinon l’isolement – et de plus en plus fondé sur le travail en équipe, en s’appuyant sur des protocoles continuellement réadaptés à la lumière de l’expérience acquise, peut également s’enrichir des apports de technologies innovantes.
C’est précisément ce qui arrive avec les systèmes d’information (dossiers informatisés) dont les médecins et les équipes soignantes vont maintenant pouvoir se doter et qui apportent des fonctionnalités de type « aide mémoire », « aide à la décision » et « suivi d’indicateurs cliniques » également de nature à accroitre la qualité et la sécurité des soins.
L’image en plus, ces possibilités d’évolution sont également portées par les programmes de télémédecine et téléimagerie.
Une place à part doit être faite à la robotique et plus largement aux possibilités de simulation en médecine, aussi bien au bénéfice de la formation initiale que de la pratique quotidienne.
Mais toutes ces interventions à distance, ne peuvent s’affranchir d’une organisation territoriale concertée aves les acteurs locaux et régionaux, seule garantie d’une prise en charge globale cohérente
Cette session sera précédée d’une session sur le même thème :
ST 3 : Accompagner les nouvelles modalités d’exercice
Et suivie d’une autre :
ST 9 : Accompagner les nouvelles modalités d’exercice: un système de soins efficace et sûr
Consulter le texte des moments forts et le diaporama de cette session en bas de page
Modérateur :
- Jean-François THÉBAUT – Membre du Collège, Haute Autorité de Santé
Intervenants :
- Pascal DUREAU – Coordonnateur du Collège Médecins généralistes, URPS Rhône-Alpes
- Anne MONNIER – Directrice du pôle territoires, Agence des Systèmes d’Information Partagés de Santé
- Alain RAHMOUNI – Chef du service d’Imagerie médicale, CHU Henri Mondor
La téléradiologie, exercice à distance de la médecine radiologique, est, avec la transmission des électrocardiogrammes et celles des images d’anatomopathologie, l’une des applications de télémédecine qui bénéficie de la plus longue expérience clinique et de la plus grande maturité technologique. En revanche, elle n’est pas encore parvenue en France à maturité organisationnelle.
Son essor coïncide avec le développement de la scanographie à rayons X dont les images sont d’emblée numériques et avec la généralisation des réseaux numériques (réseaux numériques à intégration de services, RNIS, puis de l’internet).
- Guy VALLANCIEN – Chirurgien urologue, Institut Mutualiste Montsouris