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Développement professionnel continu (DPC), pour une amélioration de la qualité et de la sécurité des soins.

Éditorial
Dr J.-F. Thébaut, membre du Collège de la HAS

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Éditorial – Lettre DPC & Pratiques n° 65 – Mai 2012

Jean-François Thébaut – La HAS participe aux côtés de la DGOS et de la DGS au Programme national sur la sécurité des patients

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Jean-François Thébaut
Membre du Collège de la HAS

 
La HAS participe aux côtés de la DGOS et de la DGS  au « programme national sur la sécurité des patients »

 Depuis trop longtemps, l’apprentissage et le perfectionnement de la pratique se fondent sur ce qu’ont appelle volontiers les non-dits des erreurs. Il est encore trop souvent admis implicitement qu’il faut se faire seul sa propre expérience et que les erreurs enrichissent. C’est au contraire la culture positive des erreurs qui doit être utilisée comme méthode explicite d’apprentissage individuel ou collectif. Les revues de morbi-mortalité en sont un exemple éclairant. Mais il n’est pas suffisant de se contenter d’analyses a posteriori, il faut privilégier, autant que possible, les analyses a priori.
La préoccupation majeure aujourd’hui doit être celle de la prévention des accidents liés aux soins. C’est cette première barrière de sécurité qui doit être privilégiée sans bien sur négliger la barrière de la récupération ni surtout celle de l’atténuation.
La sécurité des patients est au cœur des préoccupations de la HAS. C’est un sujet permanent de réflexion qui guide pratiquement tous les travaux de la HAS tant pour les avis qui concernent les médicaments, les actes ou les dispositifs que pour ceux qui concernent la certification des établissements, l’accréditation des spécialités à risque ou les recommandations de bonne pratique. Mais pour gagner en efficacité dans l’appropriation par les professionnels de santé de la culture de gestion du risque et de la prévention des accidents liés aux soins, le Collège de la HAS a constitué une commission spécifique.
La mission principale de la Commission amélioration des pratiques professionnelles et de la sécurité des patients est d’adapter ces démarches à l’exercice quotidien de tous, médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens et paramédicaux en coordination avec les représentations des usagers. Cette Commission sera tout à fait attentive à développer des synergies entre le « programme national sur la sécurité des patients » et les travaux qu’elle 
conduit au sein de ses groupes de travail.
Les procédures de certification des établissements, la mise en œuvre des indicateurs et l’accréditation des spécialités à risque ont déjà largement contribué à améliorer la qualité des soins et la sécurité des patients, mais aujourd’hui la mise en œuvre du dispositif du développement professionnel continu (DPC), orienté vers la gestion des risques pourrait être une nouvelle étape dans cette démarche qui doit être constante, continue et intriquée à la pratique quotidienne que ce soit en ambulatoire ou dans les établissements hospitaliers.
Le déploiement du DPC, est une formidable occasion de dynamiser la formation continue de tous les professionnels dans le sens de l’amélioration des pratiques et de la sécurité des patients. Il y a là une opportunité à orienter ce nouveau processus, dès le départ, dans cette direction.
L’analyse des pratiques et l’acquisition ou le perfectionnement des connaissances et des compétences peuvent être l’occasion de privilégier les programmes de gestion de risque qu’ils soient iatrogènes, liés aux médicaments, aux actes ou aux dispositifs ou que ce soient des risques liés aux nouveaux modes d‘exercice de la médecine.
Ce nouveau dispositif met en première ligne opérationnelle les spécialités médicales à travers les conseils nationaux professionnels de spécialités (regroupés au sein de la FSM) ainsi que tous les autres professionnels au sein de leurs commissions scientifiques indépendantes (CSI) et celle du Haut Conseil pour les professions paramédicales.
Ce dispositif se met en place en collaboration avec tous les acteurs concernés, chacun pour ce qui concerne sa responsabilité.
La HAS est en charge d’en fixer les méthodes et les modalités après avis des CSI. Cette préoccupation de sécurité des soins y est au premier rang, avec la volonté de promouvoir des programmes intégrés au plus près de l’exercice comme l’est, bien sur, l’accréditation des spécialités à risque mais aussi comme le sont les exercices protocolés, les groupes de pairs, les réunions de concertation pluridisciplinaire ou les revues de morbi-mortalité, tout en portant une attention particulière aux exercices pluridisciplinaires et pluriprofessionnels.
   
 

 

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Mis en ligne le 04 May 2012

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