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Recommandation en santé publique

Place des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) dans la stratégie de dépistage de l’hépatite C

Date de validation
mai 2014

La Haute Autorité de Santé, à la demande de la Direction Générale de la Santé (DGS), émet des recommandations sur la place des tests rapides d’orientation diagnostiques (TROD) dans la stratégie de dépistage de l’hépatite C.

A l’issue de la revue de la littérature et des résultats de l’étude indépendante menée par le Centre National de Référence de l’hépatite B, C et delta de l’hôpital Henri Mondor, les performances des TROD VHC commercialisés en France, bien que jugées satisfaisantes sur les matrices biologiques d’intérêts (sang total capillaire et liquide craviculaire), nécessitent en cas de positivité une confirmation systématique par une méthode immuno-enzymatique sur prélèvement veineux, qui reste la méthode de référence.

Ainsi, compte tenu de leurs performances et des avantages présentés par les TROD (utilisation simple, rapidité du résultat, acceptabilité, absence de prélèvement veineux initial, utilisation dans un cadre délocalisé), la HAS positionne les TROD comme une offre de dépistage complémentaire intéressante pour permettre de proposer le dépistage, dans un cadre médicalisé et non médicalisé, à certains individus que les structures habituelles de dépistage n’arrivent pas actuellement à rejoindre.

La HAS définit deux catégories de populations susceptibles de bénéficier prioritairement des TROD VHC :

  • Les personnes à risque éloignées des structures d’accès communs tels que les usagers de drogue les plus marginaux ou les personnes originaires ou ayant reçu des soins dans des pays à forte prévalence du VHC ;
  • Les personnes à risque fréquentant les structures d’accès aux soins et chez qui les avantages des TROD arriveraient plus facilement à convaincre de l’intérêt d’un dépistage immédiat tels que les usagers de drogue suivis dans des programmes de traitement substitutif des opiacés, les personnes détenues ou les personnes vivant avec le VIH.

La HAS précise les structures dans lesquelles l’utilisation des TROD VHC peut être envisagée (notamment les CSAPA, CAARUD ou les PASS, les structures associatives et médico-sociales) ainsi que les acteurs aptes à les utiliser (professionnels de santé impliqués dans des réseaux de soins ou des programmes de réduction des risques ou professionnels non médicaux) et leurs conditions de prise en charge dans une perspective d’élargir l’accès au dépistage au plus près des individus et de garantir un accès équitable sur l’ensemble du territoire.

Elle définit également les conditions d’encadrement qui lui apparaissent nécessaires, sur le modèle du cahier des charges des TROD VIH, pour garantir un dépistage de qualité visant à orienter les personnes dépistées vers une prise en charge optimale.

Enfin, la HAS préconise un suivi de la mise en œuvre du dépistage de l’hépatite C par TROD, afin d’être en mesure d’évaluer en France l’impact de l’utilisation de ces tests sur la réduction des contaminations secondaires et l’accès aux soins des personnes dépistées.

 

Documents

Mis en ligne le 27 mai 2014