English version

Contribuer à la régulation par la qualité et l'efficience

Recherche

Avancée
impression
Fiche Mémo

Contraception d’urgence

Cette fiche mémo, fondée sur les recommandations les plus récentes, fait partie d’un ensemble de fiches mémo concernant la contraception et complète plusieurs documents sur ce thème produits par la HAS.
 
Mise à jour juillet 2015
 

Date de validation
mars 2013

Documents

Version Anglaise

Sections

 

Méthodes utilisables

 

 

Lévonorgestrel (LNG) per os (dose unique de 1,5 mg)

Ulipristal acétate (UPA) per os (dose unique de 30 mg)

Dispositifs intra utérins (DIU) au cuivre

Mode d’action

Progestatif agissant principalement en inhibant ou en retardant l’ovulation

Progestatif agissant principalement en inhibant ou en retardant l’ovulation

Effet cytotoxique du cuivre sur les gamètes inhibant ainsi la fécondation

Inflammation locale de l’endomètre empêchant l’implantation dans l’utérus de l’ovocyte fécondé

Délai d’utilisation possible

D’autant plus efficace qu’elle est utilisée précocement après le rapport non ou mal protégé

Jusqu’à 120 h (5 jours) après un rapport sexuel non ou mal protégé

Jusqu’à 72 h (3 jours) après un rapport sexuel non ou mal protégé (indication de l’AMM) mais de préférence dans les 12 h après le rapport, à n’importe quelle période du cycle menstruel sauf en cas de retard des règles

Jusqu’à 120 h (5 jours) après un rapport sexuel non ou mal protégé, à n’importe quelle période du cycle menstruel, sauf en cas de retard des règles

Principales contre-indications

Hypersensibilité au LNG

Hypersensibilité à l’UPA

 

Celles des DIU (en particulier malformations utérines, infections en cours ou saignements inexpliqués)

La nulliparité/nulligestité n’est pas une contre-indication

Principales précautions d’emploi1

Déconseillé chez les femmes présentant un risque de grossesse ectopique (antécédents de salpingite ou de grossesse extra-utérine)

Après la prise de LNG, allaitement non recommandé pendant 8 heures (allaiter juste avant la prise du comprimé)

Non recommandé en cas d’insuffisance hépatique sévère et d’asthme sévère insuffisamment contrôlé par un glucocorticoïde oral

Après la prise d’UPA, allaitement non recommandé pendant une semaine (au cours de cette période, tirer et jeter le lait maternel afin de maintenir la stimulation de la lactation)

 

Avant la pose, évaluer et écarter un risque infectieux2

 

 Poids corporel ou indice de masse corporel (IMC) élevés : données limitées et non concluantes d'une baisse d'efficacité.

L'utilisation répétée de la contraception d'urgence au cours d'un même cycle est possible mais n'est pas recommandée

Effets indésirables

Généralement modérés et de courte durée : troubles des règles (spotting, retard de règles ou règles en avance), fatigue, nausées, vomissements, douleurs abdominales, diarrhées, céphalées, vertiges, tension mammaire

Généralement modérés et de courte durée : troubles des règles (spotting, retard de règles ou règles en avance), fatigue, nausées, vomissements, douleurs abdominales, céphalées, vertiges, tension mammaire, troubles de l’humeur, myalgies, douleurs dorsales, douleurs pelviennes

Ceux propres au DIU en général :

  • risque d’expulsion, risque de perforation lié à la pose (exceptionnel)
  • effets sur les règles (règles plus importantes ou dysménorrhée)
  • complications infectieuses

 

Interactions médicamenteuses

Inducteurs enzymatiques (anticonvulsivants, [phénobarbital, phénytoïne, primidone, carbamazépine], rifabutine, rifampicine, griséofulvine, ritonavir, millepertuis)

UPA dans le cadre d'une contraception d'urgence : utlisation similtanée de LNG non recommandé

Inducteurs enzymatiques (anticonvulsivants, [phénobarbital, phénytoïne, primidone, carbamazépine], rifabutine, rifampicine, griséofulvine, ritonavir, millepertuis)

Autres contraceptions hormonales (estroprogestatives ou progestatives seules) : réduction possible de l’action contraceptive

LNG dans le cadre d’une contraception d’urgence : utilisation simultanée d’UPA non recommandée

Aucune

Modalités d’accès

 

Pharmacie

  • directement sans prescription médicale (gratuit et anonyme pour les mineures)
  • après prescription par un médecin ou une sage-femme (remboursement à 65 %)

Centres de planification et d’éducation familiale : délivrance anonyme et gratuite pour les mineures et pour les majeures sans couverture sociale

Infirmeries scolaires : délivrance anonyme et gratuite pour les élèves des collèges et lycées (mineures ou majeures)

Services universitaires et interuniversitaires de médecine préventive et de promotion de la santé : délivrance anonyme et gratuite pour les étudiants

 

 

Nécessité d’une prescription par un médecin ou une sage-femme pour la délivrance et le remboursement à 60 %3

Informations/ conseils aux femmes

Adopter une méthode contraceptive complémentaire (préservatifs) jusqu’au début des règles suivantes

Informer sur la possibilité de l’avance ou du retard des règles

Réaliser un test de grossesse si les règles ne surviennent pas dans les 5 à 7 jours après la date attendue, ou en cas de saignements anormaux à la date prévue des règles, ou en cas de signes évocateurs de grossesse

En cas de vomissements survenant dans les 3 heures suivant la prise du comprimé ou en cas de fortes diarrhées, reprendre immédiatement un comprimé

Informer sur les méthodes de contraception régulières et proposer une consultation dédiée

 

Rappeler que la pose d’un DIU dans le cadre d’une contraception d’urgence représente également une méthode de contraception régulière efficace (au minimum 4 ans)

Informer sur les complications potentielles et les symptômes les évoquant

Programmer une consultation 1 à 3 mois après la pose puis annuellement ainsi qu’en cas de douleurs pelviennes, de saignements ou de fièvre inexpliqués

Informer sur la prévention des infections sexuellement transmissibles/sida et proposer un dépistage, ainsi qu'au(x) partenaire(s), si nécessaire

 

 


  1. Pour les autres précautions d’emploi, se référer au résumé des caractéristiques du produit.
  2. Rechercher une infection à Chlamydia trachomatis et Neisseria gonorrhoeae avant la pose, notamment en cas d’infection sexuellement transmissible, d’infection génitale haute en cours ou récente, d’âge < 25 ans, de partenaires multiples.
  3. Pour les DIU, remboursement à 60 % du prix limite de vente (30,50 euros).

 

 

Ressources Internet

Mis en ligne le 17 mai 2014