En France, environ 2 millions de personnes sont atteintes de diabète. Dans la grande majorité des cas, il s’agit d’un diabète de type 2. Celui-ci est en nette augmentation en France et presque partout dans le monde car la transformation des modes de vie (habitudes alimentaires, sédentarité…) est un facteur pouvant favoriser l’apparition du diabète. Confrontés à l’accroissement significatif du nombre de malades, les experts parlent aujourd’hui d’épidémie.
Le diabète de type 2 est une maladie caractérisée par un excès de sucre dans le sang. Il est dû à une insuffisance ou une mauvaise utilisation de l'insuline produite par le corps humain. On distingue classiquement deux grands types de diabète : le diabète insulino-dépendant (DID) ou diabète juvénile (de type 1) et le diabète non insulino-dépendant (DNID) ou diabète de la maturité (de type 2). Sans traitement approprié, cette maladie peut être à l’origine de graves complications (maladies cardiaques et rénales, cécité, impuissance, amputations...).
L’actualisation des recommandations de bonne pratique sur la prise en charge du diabète de type 2 est le fruit d’une collaboration entre l’Afssaps et la Haute Autorité de santé. Ces recommandations préconisent une prise en charge thérapeutique globale du diabète de type 2, aussi précoce que possible. L’objectif est de normaliser la glycémie (taux de sucre dans le sang) et de corriger l’ensemble des facteurs de risque cardio-vasculaire sur lesquels une action peut être exercée (dyslipidémie, hypertension artérielle, tabagisme,…). La prise en charge doit être adaptée à chaque patient et tenir compte de son âge physiologique, des autres pathologies éventuellement présentes, de la sévérité et de l’ancienneté de son diabète.
Enfin, le patient doit pleinement s’impliquer dans le traitement de son diabète qui suppose une bonne hygiène de vie telle que l’arrêt du tabac, la pratique d’exercices physiques, la surveillance du poids et le respect du traitement médicamenteux éventuellement mis en place. En effet, le programme alimentaire et l’activité physique constituent la base du traitement initial du diabète de type 2.
Est exclue du cadre de ces recommandations de bonne pratique, la prise en charge du diabète de type 2 chez la femme enceinte, chez l’enfant et l’adolescent. En revanche, les travaux abordent des situations particulières telles que la prise en charge du patient âgé ou la place de l’auto-surveillance de la glycémie.
Ces recommandations complètent les travaux déjà engagés par la Haute Autorité de santé sur le diabète : Prise en charge du diabète de type 2, (Guide Médecin - Affection de longue durée ALD), Prise en charge du diabète de type 1 chez l’enfant et l’adolescent, (Guide Médecin – ALD), Prise en charge du diabète de type 1 chez l’adulte, (Guide Médecin – ALD) disponibles sur le site Internet de la HAS.