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Recommandation en santé publique

Évaluation a priori du dépistage de la syphilis en France

Recommandation en santé publique

Date de validation
mai 2007

Évaluer, au vu des dernières données épidémiologiques montrant une recrudescence de la maladie, l’opportunité du dépistage de la syphilis en France et préciser ses modalités : quelle population dépister et à quelle fréquence ? Comment utiliser les multiples tests disponibles ? Comment optimiser la surveillance épidémiologique, la sensibilisation des personnes concernées par le dépistage, l’utilisation des différentes structures de dépistage et la notification des partenaires des patients dépistés et diagnostiqués positifs ?


La syphilis connaît une recrudescence importante en France depuis 2000. Cette recrudescence concerne principalement, mais pas exclusivement, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Les conséquences de cette recrudescence sur la survenue de syphilis congénitales restent inconnues ; cependant, cette éventualité justifie une vigilance particulière eu égard à la gravité des cas et à leur caractère évitable. La syphilis est très contagieuse et une de ses caractéristiques est que la fellation constitue un mode de transmission fréquent. Les individus infectés et non traités peuvent donc facilement transmettre la maladie. Dans un contexte de soin habituel, hors dépistage, la syphilis peut être difficile à diagnostiquer. En l’absence de traitement, des complications graves peuvent survenir, pour l’adulte mais aussi pour l’enfant à naitre en cas de grossesse. Ces conséquences graves sont évitables car le traitement de la maladie repose sur la simple prise d’antibiotiques. Dans ce contexte, la HAS recommande de dépister la syphilis chez les sujets à risque et les femmes enceintes. L’intérêt du dépistage est double : pour les individus atteints, il s’agit d’éviter les complications potentielles de la maladie, parfois graves ; pour la collectivé il s’agit de contenir la recrudescence actuelle du nombre de cas. Afin d’éviter le plus possible les faux positifs du dépistage tout en optimisant l’utilisation des ressources disponibles, une utilisation séquentielle des tests tréponémiques disponibles est recommandée en adaptant la stratégie selon que le dépistage est réalisé chez une femme enceinte à très bas risque ou chez un sujet à risque (cf. recommandations). Un renforcement de la surveillance épidémiologique, notamment pour la syphilis congénitale, une poursuite de la sensibilisation de la population cible et des médecins concernés, une utilisation optimale des structures de dépistage dans leurs rôles à la fois de dépistage, de conseil et de surveillance épidémiologique et une meilleure notification des partenaires constituent des pistes de travail afin de contrôler au mieux la recrudescence actuelle de la syphilis en France (cf. recommandations).

Documents

Mis en ligne le 02 Jul 2007