Les implants de colposuspension sont utilisés, après échec des traitements conservateurs, dans la prise en charge chirurgicale de l’incontinence urinaire d’effort féminine, pour rétablir les mécanismes de soutien urétral et dans la prise en charge chirurgicale du prolapsus des organes pelviens de la femme, pour compenser les défaillances du plancher pelvien.
Dans l’incontinence urinaire d’effort féminine, les données sur les implants en monofilaments de polypropylène tricotés rapportent une efficacité de l’ordre de 90% à 1 mois, de 80% à 1 an et à plus de 5 ans de suivi. Les complications sont des perforations vésicales, des douleurs, des infections et des érosions vaginales. Les comparaisons entre implants en monofilaments de polypropylène tricotés ne montrent pas de différence en termes d’efficacité ou de complications à un an de suivi. Les données disponibles sur les implants en multifilaments de polypropylène tricotés et sur les implants en polypropylène thermosoudé rapportent des complications tardives telles que des infections et des érosions vaginales.
Dans le prolapsus des organes pelviens pris en charge par voie haute, la littérature analysée rapporte une efficacité des implants en polypropylène monofilament ou en polyester multifilament comprise entre 71% et 100% en fonction du type et du stade de prolapsus, de la définition du succès et de la durée du suivi de l’étude.
Les complications les plus fréquemment rapportées sont des plaies vésicales, des érosions vaginales et des dyspareunies.
Concernant la prise en charge par voie basse, il n’a pas été identifié d’étude comparative entre l’utilisation d’implant et une technique chirurgicale classique, sans implant.
Cette analyse conduit à proposer le renouvellement de la prise en charge des implants en monofilaments de polypropylène tricotés dans l’incontinence urinaire d’effort féminine ainsi que des implants en monofilaments de polypropylène tricotés et en multifilaments de polyester tricotés, dans le prolapsus des organes pelviens de la femme pris en charge par voie abdominale. En revanche, des données cliniques comparatives sont nécessaires pour confirmer l’intérêt des implants posés par voie vaginale dans le prolapsus des organes pelviens de la femme.
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