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22 octobre 2008 | Communiqué de Presse

La réalisation des tests de dépistage de l’infection par le VIH évolue

La Haute Autorité de Santé publie le premier volet de recommandations sur le dépistage de l’infection par le VIH en France, qui propose une évolution des modalités de réalisation des tests de dépistage. Des recommandations et des orientations sur les tests de dépistage rapide sont également proposées.

À la demande de la Direction générale de la Santé, la Haute Autorité de Santé propose aujourd’hui le premier volet de recommandations en santé publique sur le dépistage de l’infection par le VIH en France. Ce rapport comporte :

  • des recommandations sur les modalités de réalisation des tests de dépistage de l’infection par le VIH chez l’adulte et l’enfant de plus de 18 mois ;
  • des recommandations et des orientations sur la place des tests de dépistage rapide dans les stratégies générales de dépistage du VIH et sur les conditions d’utilisation de ces tests.

Le second volet de ces recommandations, à paraître au premier semestre 2009, évaluera la pertinence d’une évolution des stratégies et du dispositif du dépistage du VIH en France, notamment dans des régions spécifiques, dont la Guyane. Il évaluera en particulier l’intérêt de proposer « en routine » un dépistage du VIH à la population générale, en dehors de tout comportement à risque.

DIAGNOSTIC DU VIH : QUELQUES RAPPELS

Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est un rétrovirus qui infecte l’homme et affaiblit son système immunitaire. Il conduit, à plus ou moins long terme, à l’apparition du syndrome d’immunodéficience acquise ou Sida. Réaliser un diagnostic précoce est crucial pour mettre en œuvre une prise en charge adaptée.

Le diagnostic biologique de l’infection par le VIH est réalisé en deux temps :

  • en premier lieu, une analyse de dépistage qui permet de détecter les anticorps dirigés contre le VIH (anti-VIH). Une analyse de dépistage positive doit toujours être complétée par une analyse de confirmation réalisée sur le prélèvement sanguin initial ;
  • en second lieu, une analyse de confirmation qui permet, d’une part, de vérifier que les anticorps détectés sont bien liés à une infection par le VIH et, d’autre part, d’identifier le type de VIH présent (VIH 1 ou VIH 2).


LES NOUVELLES RECOMMANDATIONS SUR LES MODALITES DE REALISATION DES TESTS DE DEPISTAGE


  • Concernant l’analyse de dépistage, il est recommandé de n’utiliser qu’une seule technique , contre deux auparavant : le test Elisa combiné est reconnu plus performant au début de l’infection.
  • Une personne peut être considérée comme non infectée par le VIH si le test de dépistage Elisa combiné est négatif six semaines après l’exposition supposée au VIH, et non plus trois mois comme auparavant. En revanche, si la personne prend un traitement préventif suite à une exposition supposée au VIH, le test de dépistage doit être réalisé trois mois après l’arrêt du traitement, comme c’est le cas actuellement. Seul un résultat négatif à l’issue de ce délai permet d’affirmer l’absence du VIH.


QUELLE EST LA PLACE DES TESTS DE DEPISTAGE RAPIDE DANS LE DEPISTAGE D’UNE INFECTION PAR LE VIH ?

Les tests de dépistage rapide sont des tests unitaires. Facilement réalisables (sur sang total, salive, sérum ou plasma), ils permettent d’obtenir un résultat rapide (moins de 30 minutes en général). Leur utilisation implique néanmoins le respect de conditions précises permettant de garantir la qualité du résultat obtenu. Tout résultat positif doit faire l’objet d’un test de confirmation.

  • Nouvelles recommandations

Il est recommandé d’utiliser les tests de dépistage rapide dans certaines situations d’urgence médicale comme les accidents professionnels d’exposition au sang, les accidents d’exposition sexuelle, etc., après avoir recueilli le consentement éclairé de la personne, afin d’obtenir un diagnostic rapide et permettre une prise en charge adaptée.

  • Orientations préconisées

En dehors de ces situations d’urgence, la HAS reconnaît l’intérêt potentiel des tests de dépistage rapide pour faciliter l’accès au dépistage des populations qui n’ont pas accès aux dispositifs traditionnels de dépistage. En ce sens, elle encourage la mise en place de projets expérimentaux qui permettront de confirmer les bénéfices attendus de ces tests dans le contexte français. L’évaluation de ces projets permettra de formuler des recommandations concernant les circonstances d’utilisation des tests de dépistage rapide en pratique courante en France.

Recommandations en santé publique : « Dépistage de l’infection par le VIH en France - Modalités de réalisation des tests de dépistage», octobre 2008

Mis en ligne le 22 oct. 2008