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N°4 - Informations médicales

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 Mensuel d’information aux professionnels de santé

Titre InfoMedicales

Cardiopathies congénitales complexes

Prise en charge conjointe par le centre de référence et le généraliste
Guides ALD1-PNDS2
Trois cardiopathies congénitales complexes* font l’objet de protocoles nationaux de diagnostic et de soins (PNDS). Le parcours général de leur prise en charge est considéré de la naissance, et même en anténatal, jusqu’à la vieillesse puisque la réparation chirurgicale complète est aujourd’hui souvent possible, permettant une vie normale. Des annexes très complètes accompagnent ces trois guides, évoquant la pratique du sport, la contraception, le désir de grossesse. En cas de suspicion de cardiopathie congénitale complexe, le transfert en service spécialisé est nécessaire (centre de référence ou de compétence) et l’examen échocardiographique a un vrai caractère d’urgence à la naissance afin de confirmer le diagnostic. Le centre de référence ou de compétence prend aussi en charge le suivi pré et postopératoire
du patient. L’intervention chirurgicale est assurée par un chirurgien cardiologue “congénitaliste”. Le suivi régulier et spécialisé du patient comprend un examen clinique, une échocardiographie et un électrocardiogramme. L’éducation thérapeutique de l’enfant et de ses parents joue un rôle prépondérant dans ce suivi. Le médecin généraliste a une fonction de relais avec le centre de référence ou de compétence.

* Cardiopathies congénitales complexes : Truncus arteriosus ; Tétralogie de Fallot, atrésie pulmonaire à septum ouvert ou agénésie des valves pulmonaires avec communication interventriculaire ; Transposition simple des gros vaisseaux.

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Imagerie
Radios standards du crâne, du massif facial et du bassin : des indications réduites
Fiches Bon usage des technologies médicales
Un examen d’imagerie, quel qu’il soit, n’est indiqué qu’après un bilan clinique permettant une prise de décision argumentée. Les radios standards du crâne, des sinus, de la face et du bassin ont été très largement utilisées. La Haute Autorité de Santé (HAS) a évalué et mis à jour leurs indications et non-indications.
Quatre fiches Bon usage des technologies médicales révèlent que leur place dans la stratégie diagnostique a beaucoup diminué avec l’évolution des techniques d’imagerie. Les radios standards du crâne, des sinus et de la face sont limitées à des indications exceptionnelles. Cependant, en rhumatologie, les radios du bassin conservent une place importante, qu’il s’agisse des maladies osseuses acquises (tumorales ou non), des arthroplasties de hanche ou des maladies métaboliques. Chez l’enfant, ces radios du bassin sont principalement effectuées en cas de hanche douloureuse ou boiterie, ou de maladie luxante de la hanche.
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Infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH)
Une collaboration entre l’équipe spécialisée, les médecins traitants et les associations de patients
Guide ALD
L’infection par le VIH nécessite un suivi régulier du niveau de compétence immunitaire, que le traitement antirétroviral soit indiqué ou non. Les médicaments antirétroviraux ont permis de faire évoluer l’infection par le VIH en maladie chronique, au prix d’effets indésirables fréquents et d’un risque cardio-vasculaire accru qu’il importe de prévenir. Si seule l’équipe hospitalière spécialisée dans la prise en charge des patients infectés par le VIH peut prescrire et modifier le traitement antirétroviral, le rôle du médecin traitant est capital, en collaboration avec les services sociaux et les associations de patients, pour favoriser une bonne observance. Ce guide ALD explicite la place du médecin traitant à chaque étape de la prise en charge pluridisciplinaire d’un patient ayant une infection par le VIH : annonce du diagnostic, suivi du traitement, surveillance de la charge virale et du taux de lymphocytes CD 4, prise en charge des infections courantes,
prévention des complications cardio-vasculaires, dépistage des cancers...
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Obésité
Acomplia® : le point sur la suspension de l’autorisation de mise sur le marché
Avis sur les médicaments
Acomplia® (rimonabant) – antagoniste des récepteurs aux cannabinoïdes – avait obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM) en 2006 dans l’indication : « traitement des patients obèses ou en surpoids avec facteurs de risque associés, tels que diabète de type 2 ou  dyslipidémie, en association au régime et à l’exercice physique ». Dans son avis du 3 janvier 2007, la Commission de la transparence de la HAS avait recommandé de limiter son  remboursement aux patients à la fois obèses et diabétiques, insuffisamment contrôlés par metformine ou sulfamide.
Chez ces patients, l’amélioration apportée par ce médicament était considérée comme mineure. Une fiche d’information publiée par la HAS en avril 2007 rappelait notamment ses effets indésirables psychiatriques (dépressions, idées suicidaires, suicides). En 2008, la Commission a décidé de réévaluer ce médicament. Elle a examiné le 16 juillet les nouvelles données disponibles et rendu le 3 septembre un nouvel avis indiquant que le service médical rendu d’Acomplia® était désormais insuffisant pour justifier sa prise en charge par l’Assurance maladie. Le 23 octobre 2008, l’autorisation de mise sur le marché (AMM) d’Acomplia® a été suspendue. En effet, le rapport bénéfice/risque du produit est maintenant considéré par l’Agence européenne d’évaluation des médicaments (EMEA) comme défavorable dans son indication. 
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Ostéoporose
Forsteo® : amélioration mineure du traitement de l’ostéoporose cortisonique avec fractures (extension d’indication)
Avis sur les médicaments
L’ostéoporose induite par un traitement à la cortisone est la plus fréquente des ostéoporoses secondaires. Elle est caractérisée par une diminution de la masse osseuse et une altération de la microarchitecture de l’os, augmentant le risque fracturaire. Forsteo® (tériparatide) est un médicament ostéoformateur, analogue de la parathormone, indiqué dans le traitement de l’ostéoporose postménopausique chez les patientes à risque élevé de fracture. Son indication
est étendue au traitement de l’ostéoporose cortisonique chez les patients qui reçoivent une corticothérapie au long cours par voie générale. La durée totale du traitement par Forsteo® ne doit pas excéder 18 mois. Dans cette indication, Forsteo® apporte une amélioration du service médical rendu mineure (ASMR IV) chez les patients présentant au moins deux fractures vertébrales.
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Syndromes thalassémiques
Bêta-thalassémie majeure : une prise en charge globale
Guide ALD-PNDS
La bêta-thalassémie est une pathologie héréditaire de l’hémoglobine, dont la forme majeure se manifeste par une anémie précoce et sévère nécessitant un régime transfusionnel au long cours. Les surcharges ferriques sont limitées grâce à un traitement chélateur du fer. La seule approche curative serait la greffe de cellules souches hématopoïétiques.
Le diagnostic et la prescription reviennent aux praticiens des centres spécialisés : pédiatre hospitalier ou, à l’âge adulte, hématologue. Le médecin traitant peut être impliqué dans la prise en charge globale : conduite du programme vaccinal, évaluation des situations d’urgence, accompagnement psychologique, dépistage des effets indésirables des traitements chélateurs et suivi des toxicités médicamenteuses.
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Troubles anxieux graves
Un bilan initial très complet pour optimiser la prise en charge
Guide ALD
Les troubles anxieux graves concernent 55 000 patients admis en ALD. La prise en charge initiale d’un malade est souvent réalisée par le généraliste. Elle peut ensuite être assurée en collaboration avec le psychiatre. La phase de diagnostic doit faire l’objet d’un examen précis pour identifier le type de trouble et évaluer différents facteurs (comorbidités, dépression associée, dépendance à l’alcool en particulier, retentissement psycho-social...). Le patient doit être informé, dès le diagnostic posé, de la nature de son trouble. Le traitement repose sur la psychothérapie ou les médicaments et doit être régulièrement réévalué pour l’adapter en fonction de l’état du patient. Le guide comprend la classification des troubles anxieux, la liste des traitements médicamenteux (anxiolytiques et antidépresseurs). Il contient également des exemples d’échelles d’évaluation, des questionnaires pouvant aider à établir le diagnostic et un arbre décisionnel.
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1. ALD : Affection de longue durée.
2. PNDS : Protocole national de diagnostic et de soins.

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