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N°5 - Informations médicales

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 Mensuel d’information aux professionnels de santé

bandeaux lettre 5 bis

Artériopathie oblitérante des membres inférieurs

Importance de la prise en charge des facteurs de risque cardio-vasculaire
Guides ALD*
L’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI), dont l’origine est le plus souvent l’athéromatose, est caractérisée par le rétrécissement des artères qui irriguent les membres inférieurs. Le dépistage et le diagnostic reposent sur la mesure de l’IPS (< 0,9) et la palpation des pouls (abolition des pouls). Cette affection d’abord asymptomatique se manifeste ensuite par des douleurs des membres inférieurs à la marche (claudication intermittente) puis au repos. La prise en charge est double, générale pour prévenir les complications cardio-vasculaires et locale pour améliorer la qualité de vie et préserver les membres inférieurs.
Parmi les mesures hygiénodiététiques, l’arrêt du tabac est impératif et la pratique régulière de la marche (voire, si nécessaire, une réadaptation à l’effort) est essentielle. Le traitement médicamenteux est défini pour chaque patient, selon ses facteurs de risques, et en évaluant le rapport bénéfice‑risque de l’association d’un antiagrégant plaquettaire (aspirine à 75-160 mg par jour ou clopidogrel à 75 mg par jour), et/ou d’une statine, et/ou d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC). Une intervention de revascularisation peut être nécessaire. L’évolution chronique peut être marquée par des épisodes d’ischémie aiguë d’un membre, représentant des situations d’urgence. L’hospitalisation est réalisée en urgence pour permettre un traitement par héparine, une désobstruction artérielle ou une amputation si les lésions tissulaires sont irréversibles.
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Diabète
Prescription des dispositifs d’autosurveillance glycémique
Bon usage des dispositifs médicaux
Le maintien de l’équilibre glycémique est primordial pour la prise en charge du diabète. L’autosurveillance glycémique et la surveillance du taux d’hémoglobine glyquée sont les éléments clés du contrôle de cet équilibre. L’autosurveillance glycémique doit être systématique et pluriquotidienne dans le diabète de type 1. Dans le diabète de type 2, elle n’est indiquée
que dans certaines situations cliniques, chez des patients motivés pour adapter leur traitement. Une autosurveillance « passive » de la glycémie, qui ne déboucherait pas sur des conséquences thérapeutiques, n’est pas recommandée. En effet, cette technique doit permettre au patient d’adapter son traitement (alimentation, activité physique et médicaments), pour mieux assurer au jour le jour la stabilité de l’équilibre glycémique.
Les dispositifs d’autosurveillance sont constitués d’un lecteur de glycémie et des réactifs associés. Ces dispositifs permettent le dosage par le patient du glucose dans le sang capillaire,
prélevé à l’aide d’un autopiqueur.
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Hémato-cancérologie
Mabcampath® (alemtuzumab) : un progrès mineur contre la leucémie lymphoïde chronique à cellules B
Avis sur les médicaments
L’alemtuzumab, anticorps monoclonal déjà indiqué en troisième ligne de traitement de la leucémie lymphoïde chronique à cellules B après le chlorambucil et la fludarabine, a vu son indication étendue à la première ligne de traitement chez les patients pour lesquels une polychimiothérapie comportant de la fludarabine n’est pas appropriée. Dans cette extension d’indication, il représente un apport thérapeutique mineur en termes de durée de survie sans
progression, mais n’a pas démontré d’amélioration de la durée de survie globale.
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Incontinence urinaire d’effort et prolapsus des organes pelviens chez la femme
La place de certains implants confirmée
Évaluation des dispositifs médicaux
Les implants de colposuspension sont utilisés dans le traitement chirurgical de l’incontinence urinaire d’effort chez la femme, après échec des traitements conservateurs pour rétablir les mécanismes de soutien urétral. Ils sont également utilisés dans la prise en charge chirurgicale du prolapsus des organes pelviens de la femme pour compenser les défaillances du plancher pelvien. L’évaluation menée par la HAS sur les implants de colposuspension a conduit à proposer dans l’incontinence urinaire d’effort féminine le renouvellement de la prise en charge des implants en monofilaments de polypropylène tricotés. Dans le traitement par voie abdominale du prolapsus des organes pelviens de la femme, ce renouvellement est également proposé ainsi que celui des implants en multifilaments de polyester tricotés. En revanche, des données cliniques comparatives sont nécessaires pour confirmer l’intérêt des implants posés par voie vaginale dans le prolapsus des organes pelviens de la femme. 
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Plaies
Quel pansement pour quelle plaie
Rapport sur les dispositifs médicaux
Les pansements sont actuellement remboursables dans la prise en charge des escarres, des brûlures, des ulcères de jambe, des plaies du pied diabétique et de l’épidermolyse bulleuse.
Mais le praticien manque d’informations fiables pour prescrire les pansements les mieux  adaptés.
La HAS a mené une étude approfondie sur les données scientifiques concernant l’efficacité et la tolérance des différents types de pansements. Cette étude débouche sur des recommandations
thérapeutiques en fonction de la phase de cicatrisation et des types de plaies. Le traitement d’une plaie chronique, par exemple, devra plutôt faire appel à des pansements hydrocolloïdes, alors que les hydrocellulaires ou les fibres de CMC seront préférés en cas de plaie aiguë.
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Psychiatrie
Effexor LP® (venlafaxine) : pas d’avantage sur les autres  antidépresseurs disponibles dans le trouble panique
Avis sur les médicaments
L’antidépresseur Effexor LP® (37,5 et 75 mg) a une nouvelle indication dans le trouble panique, avec ou sans agoraphobie. Il n’apporte pas d’avantage par rapport aux autres antidépresseurs disponibles dans cette indication.
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Rhumatologie
Enbrel® (étanercept) : pas d’avantage sur les autres anti-TNFα dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde
Avis sur les médicaments
L’étanercept est un anti-TNFα indiqué dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde. Il est employé seul ou en association au méthotrexate en cas de réponse inadéquate ou d’intolérance
aux traitements de fond, y compris le méthotrexate. L’étanercept peut aussi être employé en première intention dans certaines formes actives et sévères de polyarthrite rhumatoïde.
Aucune donnée d’efficacité ou de tolérance ne permet de préconiser l’étanercept comme anti-TNFα de première intention lorsque la prescription d’un anti-TNFα est justifiée.
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* ALD : Affection de longue durée.



 

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