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DPC des masseurs-kinésithérapeutes

Démographie

  • masseur kinesithérapeute manipulation epauleLes masseurs-kinésithérapeutes sont 72870, dont 78% à exercer en secteur libéral (données DREES au 1er janvier 2012). Le masseur-kinésithérapeute réalise, de façon manuelle ou instrumentale, des actes fixés par décret, notamment à des fins de rééducation sur prescription médicale, dans le but de prévenir l’altération des capacités fonctionnelles, de concourir à leur maintien et, lorsqu’elles sont altérées, de les rétablir ou d’y suppléer. Il intervient également dans le domaine sportif (remise en forme, relaxation, massages) et en thalassothérapie (balnéothérapie, hydrothérapie, etc.) (Source Ministère de la santé).

HISTORIQUE

La formation continue des masseurs-kinésithérapeutes est obligatoire depuis la Loi du 9 août 2004 (n°2004-806 - Article 99. Art. L. 4382-1).

Pour les masseurs kinésithérapeutes libéraux, deux voies existaient pour soutenir la formation continue des masseurs-kinésithérapeutes :

  • Le FIF-PL (Fonds Inter-professionnel de Formation des Professionnels Libéraux) qui permet d’obtenir une prise en charge annuelle et par professionnel plafonnée à 400 € maximum et limitée à 150 € par jour de formation et par professionnel parmi les formations retenues. Ce dispositif se poursuit en 2013.
  • La FCC (Formation Continue Conventionnelle) qui était un dispositif entre syndicats (signataires des conventions nationales) et Assurance Maladie qui permettait la prise en charge intégrale de certaines formations. Ce dispositif s’est éteint en 2012.

La formation continue des professionnels paramédicaux exerçant en établissements de santé était régi par  le décret de 2008* relatif à la formation professionnelle tout au long de la vie (FPTLV) détaillant l’ensemble des actions permettant d’exercer efficacement ses fonctions.

De plus, de nombreuses démarches d’amélioration de la qualité des soins se sont développées et ont été mises en place par la profession dont des démarches d’évaluation des pratiques professionnelles dans le cadre de la certification des établissements de santé ou en milieu ambulatoire.

L’évaluation des pratiques professionnelles (EPP) et la formation continue (FC) sont désormais intégrées dans un dispositif unique : le Développement Professionnel Continu (DPC) reposant sur des principes simples.

Différents acteurs sont impliqués dans l’organisation et la mise en œuvre du DPC. 

Le collège de masso-kinésithérapie (CMK) est un acteur important du DPC. Ses coordonnées sont : 85, rue Duhesme 75018 Paris (secretariat@college-mk.org).

Le conseil national de l’ordre des masseurs kinésithérapeutes  vérifie le respect de l’obligation de DPC pour les masseurs kinésithérapeutes libéraux. Pour les masseurs kinésithérapeutes salariés, ce contrôle est opéré par l’employeur.

 

RÉALISATION DU DPC

  • Comment utiliser et valoriser les démarches existantes dans mon DPC ?

Durant la période transitoire 2011/2012, les actions de formation et d’EPP permettaient de satisfaire l’obligation de DPC. Il est important de conserver les justificatifs de participations à ces différents programmes.

Des organismes de DPC enregistrés par  l’OGDPC proposent des programmes de DPC aux professionnels. Les établissements de santé peuvent être organisme de DPC. La HAS favorise les démarches intégrées aux pratiques professionnelles. Ces démarches doivent tenir compte des besoins, des modalités d’exercice et du secteur d’activité.

En milieu libéral, les masseurs kinésithérapeutes ont le choix de leur organisme de DPC enregistré par l’OGDPC. Les URPS (Unions Régionales des Professionnels de Santé) ont un rôle de promotion des programmes de DPC. Elles sont en place dans chaque région. (contactez votre l’URPS)

En établissement de santé, les masseurs-kinésithérapeutes sont soumis à la formation professionnelle tout au long de leur vie (FPTLV) dans le cadre du DPC. De plus ils mettent en œuvre des démarches d’amélioration de pratiques à travers par exemple  la certification des établissements. Le rôle de la CSIRMT (commission des soins infirmiers de rééducation et médicotechniques) est essentiel car elle est consultée pour l’élaboration du plan de DPC.

En milieu salarié (hors établissements de santé), contactez votre employeur.

 

Exemples de démarches contribuant au DPC

 Le DPC repose finalement sur les fondamentaux de la démarche qualité.  De nombreux outils, guides, documents de référence et démarches ayant pour objectif d'améliorer la qualité et la sécurité contribuent au DPC notamment pour l'analyse des pratiques professionnelles. 

Exemples d’outils permettant d’analyser ses pratiques :

Plusieurs domaines peuvent être évalués :

  • Comportement professionnel (déontologie)
  • Communication (éducation à la santé)
  • Bilan/Examen clinique (fiabilité, utilité)
  • Analyse/Raisonnement clinique (critères de prise de décision)
  • Plan de traitement (organisation de la prise en charge, nombre et rythme des séances)
  • Interventions thérapeutiques
  • Evidence-based practice : utilisation des données factuelles
  • Gestion des risques (sécurité, hygiène)

Documents

Mis en ligne le 14 mars 2013