English version

Contribuer à la régulation par la qualité et l'efficience

Recherche

Avancée
Accueil Évaluation & Recommandation Santé publique et Organisation des offres de soin
impression
Recommandation en santé publique

Dépistage de l’infection par le VIH en France : stratégies et dispositif de dépistage

Recommandations en Santé Publique

Date de validation
octobre 2009

Deux objectifs généraux ont été poursuivis dans le cadre de ces recommandations en santé publique :

  • Évaluer la pertinence d’une modification des modalités de réalisation des tests de dépistage et en particulier préciser la place des TDR ;
  • Évaluer la pertinence d’une évolution des stratégies et du dispositif de dépistage.


Le présent document aborde les questions d’évaluation relatives au second objectif sus-cité. La question des tests de dépistage de l’infection par le VIH a fait l’objet de recommandations publiées par la HAS en octobre 2008.
Dans le cadre de ce second axe d’évaluation portant sur la pertinence d’une modification des stratégies et du dispositif de dépistage de l’infection par le VIH, plusieurs questions ont été retenues à l’issue d’une analyse des enjeux actuels du dépistage et d’une explicitation des attentes de la DGS en lien avec l’InVS, l’Afssaps et le CNS :

  • Peut-on identifier des sous-groupes à risque auxquels un dépistage doit être proposé de façon régulière ? A quelle fréquence ? Dans quelles structures ?
  • Faut-il proposer le test de dépistage de façon plus systématique, en routine, en dehors de la notion de pratiques à risque ? A quelles occasions ? Dans quelles structures ?
  • Faut-il modifier la pratique du counseling, notamment en pré-test ?

Devant la persistance d’un retard au dépistage affectant de façon plus particulière certains groupes de population ne se considérant pas comme « à risque », et parce que l’épidémie d’infection par le VIH continue d’atteindre plus particulièrement certains groupes de la population et certaines régions, une stratégie de dépistage en deux volets est recommandée par la HAS.

  • L’un répond à l’objectif d’améliorer la détection précoce de l’infection par le VIH et de réduire le retard au dépistage. Il consiste en la proposition du test de dépistage de l’infection par le VIH à l’ensemble de la population âgée de 15 à 70 ans, hors notion d’exposition à un risque de contamination ou caractéristique particulière. Elle repose sur la mobilisation active des médecins généralistes et autres acteurs de santé. Les résultats et l’impact de cette stratégie sur la diminution du retard au dépistage devront faire l’objet d’une évaluation après une première période de 5 ans. Cette recommandation vise également à modifier le regard porté sur le dépistage de l’infection par le VIH et à promouvoir l’idée que l’amélioration de la connaissance du statut sérologique vis-à-vis du VIH de la population peut être à l’origine de bénéfices importants au niveau individuel comme à l’échelle collective.
  • L’autre tient compte de l’hétérogénéité de l’épidémie d’infection par le VIH en France et de la persistance de groupes de population plus particulièrement affectés. Il consiste en la proposition ciblée et régulière du test de dépistage de l’infection par le VIH pour certaines populations (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), personnes hétérosexuelles ayant eu plus d’un partenaire sexuel au cours des derniers 12 mois, usagers de drogues injectables (UDI), personnes originaires d’une zone de haute prévalence, personnes en situation de prostitution, personnes dont les partenaires sexuels sont porteurs du VIH) et dans certaines circonstances.
  • Concernant la Guyane, la HAS souligne les caractéristiques épidémiologiques particulières de l’infection par le VIH qui placent ce département dans une situation d’épidémie généralisée et insiste sur la nécessité de mettre en œuvre des stratégies de dépistage spécifiques et volontaristes, reposant sur une proposition régulière à l’ensemble de la population du test de dépistage.

Par ailleurs, la HAS considère que le recours volontaire au dépistage doit être encouragé et facilité. La démarche volontaire de dépistage doit ainsi demeurer un des piliers du dispositif, reposant notamment sur les médecins généralistes et les CDAG/CIDDIST. Dans cette perspective, sur le fondement de la revue de la littérature et à l’issue des discussions au sein du groupe de travail, plusieurs pistes d’amélioration sont proposées concernant certains dispositifs dédiés et non dédiés.

Enfin, la HAS recommande que la proposition de dépistage en population générale s’accompagne d’une information adaptée afin d’obtenir un consentement éclairé et d’une appréciation de la capacité de la personne à recevoir le résultat du test. En dehors de ce cadre, une information-conseil personnalisée devra être adaptée aux différents contextes de l’offre de dépistage.

Documents

Mis en ligne le 21 Oct 2009