Depuis mai 2009, la Haute Autorité de santé met en ligne sur son site Internet des notes de cadrage. Celles-ci dressent un état des lieux de l’évaluation, fixent les grandes lignes du rapport à venir, le calendrier de travail et les ressources bibliographiques disponibles. Il s’agit à la fois d’une feuille de route pour les groupes de travail de la HAS et, surtout, d’un moyen d’échanger le plus en amont possible avec leurs interlocuteurs : industriels, associations de patients… « En nouant un dialogue précoce avec nos interlocuteurs, des modifications peuvent être apportées plus sereinement à nos travaux », précise Lise Rochaix, présidente de la Commission évaluation économique et de santé publique (CEESP).
La note de cadrage d’une étude en cours
• La note de cadrage sur l’évaluation de l’imagerie cardiaque non invasive dans les coronaropathies redéfinit la stratégie diagnostique et optimise le recours à la coronarographie invasive. Publiée en juillet 2009, elle a précisé quelles sont les trois techniques d’imagerie à évaluer. La note pointe aussi les questions auxquelles doit répondre l’évaluation, notamment : quels sont les risques de ces techniques ? À efficacité et sécurité équivalentes, quelle est la stratégie diagnostique la moins coûteuse… ? Ces techniques d’imagerie doivent améliorer la prise en charge des coronaropathies en limitant le recours à la coronarographie (invasive et coûteuse) aux patients qui en ont strictement besoin. Publication de l’évaluation prévue au cours du premier trimestre 2010.
La note de cadrage d’une évaluation publiée
• L’évaluation de la Place de l’IRM Mammaire dans le bilan d’extension locorégional préthérapeutique du cancer du sein précise les conditions de réalisation et les indications de cet examen. La note de cadrage publiée en juillet dernier expliquait que l’évaluation permettrait de comparer les performances diagnostiques de l’IRM à celles de l’imagerie conventionnelle. Le champ potentiel de l’évaluation étant très large, la note précisait certaines des indications, notamment les sous-populations à risque qui doivent bénéficier d’une IRM. L’évaluation, publiée fin 2009, permet une utilisation plus rationnelle de cet examen.
>> Sommaire