Lancé en mai 2009, le rapport d’évaluation sur les « Stratégies de dépistage du cancer du col de l’utérus en France en 2009 » est en cours d’élaboration. Il vise notamment à évaluer et à comprendre les disparités actuelles de recours au frottis cervico-utérin. Pour poser la question de la mise en place, ou non, d’un dépistage organisé.
Recommandé chez les femmes de 25 à 65 ans, tous les trois ans, le dépistage individuel du cancer du col de l’utérus ne couvre aujourd’hui que 60 % des Françaises. « Les femmes les moins dépistées sont souvent les plus âgées et/ou dans une situation socio-économique défavorisée. Il existe donc un véritable problème d’équité dans l’accès au dépistage et, plus globalement, un problème de santé publique puisqu’on enregistre près de 1 000 décès annuels alors que ce cancer est tout à fait évitable », note Stéphanie Barré, chef de projet à la HAS. La Direction générale de la santé (DGS) a donc saisi la HAS afin de disposer d’une évaluation en santé publique comparant de façon exhaustive les bénéfices et les risques des différentes stratégies de dépistage du cancer du col envisageables (organisé, opportuniste/individuel, organisé ciblé), ainsi que les conditions de leur mise en oeuvre. Autres points d’étude : le rapport coût/efficacité du dépistage et l’impact de la vaccination anti-HPV sur le dépistage. Il conviendra également de déterminer s’il y a lieu d’impliquer d’autres professionnels – infirmiers, laboratoires d’analyses médicales... Il s’agira aussi d’examiner précisément la situation des départements d’outre-mer où le pourcentage de frottis anormaux est plus élevé qu’en métropole. La publication de ces recommandations est prévue pour le premier trimestre 2010.
>> Sommaire