• Qu’est-ce que l’Afpa ?
L’Afpa, Association française de pédiatrie ambulatoire, association des pédiatres libéraux, est une société savante de pédiatrie qui regroupe près de 1 500 pédiatres libéraux, sur les 2 500 en exercice. Depuis 2007, l’Afpa est également un organisme agréé pour l’évaluation des pratiques professionnelles.
• Quelles sont les actions que vous menez en matière d’EPP ?
Actuellement nous menons 4 types d’actions. Tout d’abord, nous réalisons des audits cliniques ciblés (ACC) sur plusieurs thèmes (allaitement maternel, éducation thérapeutique de l’enfant asthmatique, obésité de l’enfant, vaccinations, et prochainement, prise en charge de la diarrhée aiguë de l’enfant de moins de 2 ans). Par ailleurs, nous encourageons et accompagnons la mise en place des groupes d’analyse de pratiques entre pairs. Nous formalisons et validons des actions menées par les médecins (pédiatres et généralistes) qui participent aux réseaux de soins avec lesquels nous avons une convention. Ces trois programmes peuvent être réalisés par l’intermédiaire du site de l’Afpa. Enfin, nous organisons des formations dans lesquelles nous proposons des « Situations et tests d’évaluation et de performance » (Step), c’est-à-dire des vignettes décrivant des situations cliniques habituelles, spécifiques de la pratique pédiatrique, que les pédiatres doivent résoudre en un temps donné.
• Avez-vous des actions communes avec la Société française de pédiatrie (SFP) ?
La SFP est l’autre société savante de la pédiatrie et il est indéniable que l’évolution se fasse vers la constitution d’un Collège unique regroupant les forces vives de la profession y compris les syndicats de pédiatres. En ce qui concerne l’EPP, chaque société savante a déposé en 2007 un dossier propre pour obtenir le statut d’organisme agréé mais nous avions convenu que pour le renouvellement de cet agrément, l’Afpa et la SFP déposeraient un seul dossier qui serait commun aux deux sociétés. Cela n’a pas pu se réaliser, parce que la constitution du Collège est une procédure naturellement lente, mais la collaboration avec la SFP est active. Par exemple, la commission commune Afpa/SFP a entrepris de réaliser un référentiel d’ACC sur la prise en charge de la diarrhée chez l’enfant de moins de 2 ans. Les experts de la SFP ont recherché la bibliographie et ont rédigé le document. À l’Afpa nous avons aidé au choix des questions et nous avons constitué un groupe test pour valider l’audit. De même, c’est un groupe de travail commun Afpa/SFP qui a rédigé la centaine de vignettes cliniques utilisées dans les formations Step.
• Quels sont les principaux résultats en matière d’EPP ?
En ce qui concerne les audits, il est vrai que peu de participants vont jusqu’au bout de la démarche et réalisent leur deuxième grille de recueil. Néanmoins, nous savons que les médecins progressent. En effet, j’anime un séminaire de FMC sur l’asthme (nous avons formé plus de 350 pédiatres) dont les participants sont invités à réaliser l’audit. Ils soulignent qu’ils sont plus attentifs à certaines pratiques. Par exemple, ils vérifient systématiquement la technique d’inhalation des sprays par l’enfant. Pour les groupes de pairs, 20 groupes d’une dizaine de médecin (6 à 12) ont été accompagnés. Ce nombre est remarquable car les pédiatres n’avaient pas du tout, sauf dans certaine régions, la culture de ces groupes.
Les participants aux groupes de pairs, ont travaillé sur des thèmes spécifiques (par exemple suivi de l’asthme du nourrisson, dépistage de la dysplasie de hanches, prescription du fluor…) et tous estiment que leur pratique en est améliorée.
Nous travaillons également avec nos collègues généralistes. Ainsi, la collaboration avec le Collège des hautes études en médecine (Chem) a concerné 100 généralistes et 100 pédiatres avec un ACC sur le thème des vaccinations.
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