
Les « Rencontres HAS 2009 » ont été un succès. Deux mille personnes se sont retrouvées à la Cité des Sciences autour de quatre axes :
• évaluer pour favoriser le bon usage ;
• déployer les politiques d’amélioration de la qualité ;
• accompagner les évolutions de l’offre de soins ;
• promouvoir la sécurité des soins.
Je souhaiterais vous parler, plus particulièrement, des deux thèmes de plénières de grande actualité.
La HAS a pour mission la qualité des soins et du système de santé, c’est-à-dire le développement authentique de la qualité des soins et du système de santé : être juste, être transparent et garantir la concertation. Être juste c’est apporter un savoir impartial ; être transparent, c’est dire ce qui s’est dit, dire la vérité, le « logos », le dire à tous ; la concertation par un dialogue « le dia-logos », c’est travailler avec toutes les parties prenantes.
• La première plénière a donc porté sur l’expertise scientifique, qualité de l’expertise et gestion des conflits d’intérêt qui sont des préoccupations fondamentales de la HAS, à la base de la crédibilité des avis et recommandations.
La HAS est soucieuse du respect déontologique, et a confié à un groupe extérieur l’étude des conflits d'intérêts et je remercie M. Christian Vigouroux, conseiller d’État, de sa présidence du groupe. Par ailleurs, la HAS pilote le groupe de travail sur ce thème, dans le cadre du Comité d’animation du système d’agence (Casa).
La première plénière a fait intervenir Catherine De Angelis, rédactrice en chef du JAMA, et Fergus Macbeth, responsable des recommandations au NICE. Ils ont rapporté leurs actions et points de vue, tandis que Didier Tabuteau, conseiller d’État réagissait, sachant qu’il faut apporter le SAVOIR, le pire étant l’incompétence, être TRANSPARENT et éviter la PARTIALITÉ, que les conflits soient financiers ou intellectuels, dus à l’appartenance à une école. Cette problématique n’est pas propre à la France et les témoignages des responsables en Grande-Bretagne et aux USA le prouvent.
• La deuxième plénière, dans le cadre de la mobilité des personnes en Europe a pointé le besoin d’une qualité attendue dans chaque pays. Comment s’assurer de la même efficacité, de la sécurité et du même accès aux soins ? Comment s’assurer que dans chaque pays, le système est durable, efficace et solidaire ? Quels sont les critères de qualité ? Sont-ils partagés et irons-nous vers des normes alors que nous défendons notre diversité et nos systèmes de soins différents ?
Le chemin sera long, mais la volonté de Françoise Grossetête, parlementaire européenne et la rigueur de Jean-Baptiste Brunet de la représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne, nous ont donné confiance.
Vous voyez, nous avons eu beaucoup d’échanges. Comme chaque année, nous rapportons nos réflexions et le public nourrit les nôtres pour construire le futur ensemble.
Dans quel but travaillons-nous tous ensemble ? Oui, pourquoi plus de qualité ? Pourquoi améliorer la qualité des soins et du système de santé, si ce n’est pour les malades et les usagers ? Car c’est bien le malade qui est l’objet, non, qui est le sujet de nos actions. C’est pourquoi, nous aurons deux rendez-vous cette année : à Nice, le 19 avril, la journée HAS/BMJ ayant pour thème « l’impact clinique des actions de qualité ». Nous avons reçu 290 résumés en vue de présentations. Encore un succès dû à la mobilisation de toutes les équipes. Vous êtes tous invités à venir (inscriptions sur le site de la HAS). Et du 10 au 13 octobre, le congrès de la Société internationale de la qualité en santé, ISQUa, à Paris pour lequel, la HAS est organisatrice et dont nous avons choisi pour thème général, « l'impact de la qualité conduisant à une amélioration pour le patient ».
Oui, nous nous plaçons dans la perspective de résultats des actions de qualité et plus particulièrement des résultats pour le malade et l’usager.
Je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne année 2010 et vous adresse tous mes vœux.
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