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Informations médicales - HAS-Actualités & Pratiques - N° 16 - Février 2010

Dépistage • Gériatrie • Hématologie • Psychiatrie


Bandeau Info Medicales
Dépistage
Surveillance et prévention de la toxoplasmose et de la rubéole en cours de grossesse
La HAS vient de publier des recommandations sur la surveillance sérologique et la prévention de la toxoplasmose et de la rubéole chez la femme enceinte. Avant la conception, il est recommandé de déterminer le statut immunitaire vis-à-vis de la toxoplasmose et de la rubéole, lors de la consultation préconceptionnelle. La HAS insiste sur l’importance de l’information qui doit être fournie aux femmes enceintes aux différents temps de la séquence de dépistage et de prise en charge afin d’éclairer leur choix.
Toxoplasmose. La HAS recommande que soit proposée la réalisation d’une sérologie toxoplasmique dès la première consultation prénatale et le plus tôt possible après la conception, en l’absence de preuve écrite de l’immunité, afin de déterminer le statut immunitaire et de diagnostiquer une éventuelle infection toxoplasmique en début de grossesse. Chez les femmes enceintes séronégatives, les mesures d’hygiène alimentaire formulées par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments en 2005 devront être rappelées. La sérologie toxoplasmique sera répétée tous les mois et au moment de l’accouchement. En cas de séroconversion, la patiente sera orientée vers un centre clinique expert. Constatant l’existence de doutes concernant l’efficacité du traitement prénatal sur le risque de transmission materno-foetale et sur la sévérité de l’atteinte foetale, la HAS insiste sur l’importance de la réalisation d’un essai randomisé.
Rubéole. La HAS rappelle l’importance de la vaccination antirubéolique chez l’enfant (avec le vaccin trivalent) et avant la conception chez les femmes en âge de procréer. Elle recommande qu’une sérologie rubéolique soit proposée à l’occasion de la première consultation prénatale, en l’absence de preuve écrite de l’immunité. Chez les femmes enceintes séronégatives, une nouvelle sérologie rubéolique sera proposée à 20 semaines d’aménorrhée. En cas de séroconversion, la patiente sera orientée vers un centre clinique expert. Il est également recommandé de vacciner les femmes non immunes juste après l’accouchement et si possible avant la sortie de la maternité.

Pour en savoir plus, voir les recommandations sur la « Surveillance sérologique et  prévention de la toxoplasmose et de la rubéole au cours de la grossesse ».

Gériatrie
Chutes répétées des personnes âgées : rechercher tous les facteurs de risque
Devant une personne de plus de 65 ans victime de chutes répétées, une évaluation clinique spécifique est nécessaire. Il faut rechercher tous les signes de gravité mettant en jeu le pronostic vital et/ou fonctionnel, puis les facteurs de risque de chute. Chez un même patient, il est habituel de retrouver plusieurs facteurs de risque associés. Cette recherche doit donc être complétée et ne pas être interrompue si un facteur est identifié. Il est recommandé d’utiliser des tests validés et standardisés (détaillés dans les recommandations). La prise en charge doit ensuite être rapide. La correction des facteurs de risque modifiables constitue la première étape du traitement. Ensuite, en fonction des cas, sont proposés l’adaptation du chaussage, l’utilisation d’aides techniques, un programme d’activité physique ou de kinésithérapie, une augmentation des apports de calcium, l’apport de vitamine D et un traitement anti-ostéoporotique. L’éducation du patient et de son entourage fait également partie de la prise en charge.
Pour en savoir plus, voir les recommandations « Évaluation et prise en charge des personnes âgées faisant des chutes répétées ».

Hématologie
Lymphomes non hodgkiniens de l’adulte : y penser devant toute adénopathie inexpliquée
Il y a près de 10 400 nouveaux cas annuels de lymphomes non hodgkiniens (LNH). Le diagnostic doit être évoqué devant des adénopathies indolores persistantes, une hépato et/ou splénomégalie, des signes compressifs en rapport avec des adénopathies profondes, un amaigrissement, une fièvre, des sueurs nocturnes profuses et/ou un syndrome inflammatoire biologique non expliqué. La prescription de corticoïdes devant une adénopathie inexpliquée et non compressive est à éviter, sous peine de perturber les résultats histologiques de la biopsie ganglionnaire. Or, cet examen est essentiel pour le diagnostic de LNH. Il doit être complété par une recherche de signes généraux, un hémogramme, une évaluation du syndrome inflammatoire et des examens d’imagerie (un scanner cervical, thoracique, abdominal et pelvien avec mesure des lésions tumorales). Le traitement dépend ensuite de la forme de LNH : les formes agressives nécessitent en général une immunochimiothérapie (voire une autogreffe de moelle) alors que les formes indolentes reçoivent moins de traitement et peuvent parfois se contenter d’une simple surveillance : signes généraux, signes inflammatoires, augmentation de la masse d’un ganglion et imagerie. La prise en charge d’un LNH est multidisciplinaire. Le rôle du médecin traitant est d’assurer la coordination des soins et la surveillance du patient en ambulatoire en lien avec l’équipe spécialisée.
Pour en savoir plus, voir le Guide médecin « Affection de longue durée n° 30 – Lymphomes non hodgkiniens ganglionnaires de l’adulte ».

Psychiatrie
Trouble anxiété généralisée : l’intérêt clinique de Cymbalta® est insuffisant pour la prise en charge
Cymbalta® (duloxétine) est un inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline déjà indiqué dans les épisodes dépressifs majeurs et dans certaines douleurs neuropathiques. Il est maintenant indiqué dans le trouble anxiété généralisée (TAG). Après quatre ans de commercialisation dans ses indications précédentes, des doutes persistent quant à la tolérance de la duloxétine (risque d’hépatotoxicité sévère et risque suicidaire). Compte tenu de ces préoccupations et des autres thérapeutiques disponibles dans le trouble anxiété généralisée, la HAS considère que le service médical rendu par Cymbalta® 30 mg et 60 mg est insuffisant pour justifier sa prise en charge par la solidarité nationale. Elle a donc émis un avis défavorable au remboursement de ce médicament dans cette indication.
Pour en savoir plus, voir la synthèse d’avis « Cymbalta® ».

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