Enquête sur les stratégies de dépistage de l'infection par le VIH : résultats
| Profil des participants : des professionnels de santé expérimentés exerçant en région urbaine à titre libéral et confrontés à la séroposivité pour le VIH |
Des professionnels expérimentés puisqu’ils sont majoritairement âgés de plus de 50 ans (55%). De sexe masculin (68%). Un exercice prédominant en ville (63%) plutôt que rural (14%), en cabinet de groupe (51%) [29,5% en cabinet individuel – 13% en établissement de santé] et à titre libéral exclusif (55%) [15,4% uniquement salarié – 15,4% mixte salarié et privé – 77 répondants]. 28% estiment le pourcentage de patients séropositifs pour le VIH dans leur patientèle inférieur à 0,5% et 29,5% compris entre 0,5 et 1% [12,8% : aucun – 17% : plus de 1% - 68 répondants].
| Nouvelles stratégies de dépistage de l'infection par le VIH : une réelle demande en matière d'information |

48% ne se considèrent pas suffisamment informés [77 répondants], en particulier les plus jeunes [54,5% des "insuffisamment informés" ont moins de 40 ans] ou exerçant en milieu rural [54,5% - 49% en milieu urbain]. Une reconnaissance de la mission de diffusion et d’information de la HAS puisque pour 77%, la HAS est l’émetteur le plus approprié pour la diffusion des recommandations sur les nouvelles stratégies de dépistage devant les médias professionnels et le Ministère de la Santé [76 répondants].
Mise en oeuvre avec les professionnels de santé des nouvelles stratégies de dépistage : des attentes de la part des professionnels vis-à-vis de la HAS |

70,5% pensent que des informations et/ou une formation émanant de la HAS expliquant la démarche stratégique de dépistage pourraient faciliter la mise en œuvre, notamment pour les plus jeunes professionnels [50% ont moins de 40 ans - 74 répondants]. Plus de 60% souhaitent faciliter la mise en œuvre en ayant un rôle d’éducation et d’information auprès de leurs patients [au travers de documents d’information à remettre - 74 répondants]. 50% attendent un engagement des sociétés médicales, notamment chez les plus de 40 ans [56%].
Les professionnels de santé ayant répondu à l’enquête ont exprimé un certain nombre d’attentes en termes de formation et d’information et souhaitent jouer un rôle de relais auprès de leurs patients. Dans ses recommandations, la HAS a considéré que la mise en œuvre de la proposition de dépistage en population générale nécessitait la mobilisation de tous les acteurs de santé, en particulier des médecins généralistes. Elle a insisté sur le fait que cette mobilisation devait être soutenue par une information et une communication spécifiques en direction des professionnels de santé. Il s’agira de promouvoir le message selon lequel une plus grande efficacité thérapeutique en matière de prise en charge de l’infection par le VIH implique une intervention précoce à la suite d’un dépistage proposé à la population générale. [Dr Olivier SCEMAMA – Adjoint au chef de service HAS, Service évaluation économique et santé publique] |
| Des craintes quant à l'implication des nouvelles stratégies dans la relation soignant/soigné, surtout en cabinet individuel |
- Pour 54 %, l’information et/ou la formation des patients est primordiale.
 - Plus de 47% appréhendent la difficulté en pratique de proposer systématiquement à tous les patients de plus de 15 ans un dépistage systématique.
- 22 % jugent qu’il est difficile en pratique d’évaluer la capacité des patients à recevoir le résultat du test de dépistage, en particulier les plus de 50 ans [13,5%].
- 14 % estiment que les nouvelles stratégies risquent de gêner la relation de confiance nécessaire à la poursuite des soins, notamment chez les 40-49 ans [10,4%] et ceux qui pratiquent en cabinet individuel [12,5%].
- 59 % pensent que le rôle essentiel des professionnels de santé dans la mise en œuvre doit être soutenu par une information et/ou une formation [75 répondants].
Les craintes exprimées par les professionnels de santé justifient pleinement les recommandations de la HAS en faveur de la mise en place d'une campagne de communication auprès de la population générale, qui devra être menée en parallèle de la mobilisation des acteurs de premier recours du système de soins. Cette campagne devra permettre d'informer la population de l'évolution de la stratégie de dépistage et de ses objectifs. Elle devra notamment insister sur l'intérêt pour toute personne de connaître son statut sérologique vis-à-vis du VIH et sur le rôle renforcé conféré aux médecins généralistes. Par ailleurs, la HAS a considéré que la proposition de dépistage en population générale ne devait pas faire l’objet d’un counseling spécifique, afin de réduire les obstacles à l’offre de dépistage. Elle doit en revanche s’accompagner d’une information adaptée afin d’obtenir le consentement éclairé de la personne et d’une appréciation de la capacité de cette dernière à recevoir le résultat du test. [Dr Olivier SCEMAMA – Adjoint au chef de service HAS, Service évaluation économique et santé publique] |
Les résultats de cette enquête ne sont pas statistiquement significatifs, ni représentatifs de l'ensemble des médecins généralistes en France. Accédez à la recommandation "Dépistage de l'infection par le VIH en France : stratégies et dispositifs de dépistage" (octobre 2009)
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