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L'essentiel sur – Lettre de la HAS n° 21

Mieux dépister l’infection par le VIH

En France, près de 40 000 personnes sont infectées par le VIH sans avoir connaissance de leur séropositivité. La HAS a évalué les stratégies et le dispositif de dépistage. À la clé de ses dernières recommandations : proposer un dépistage du VIH à l’ensemble de la population.

Plusieurs constats ont amené la HAS à élaborer des recommandations sur les stratégies de dépistage du VIH, en partenariat avec l’Institut de veille sanitaire, le Centre de recherches économiques, sociologiques et de gestion et le Centre hospitalier de Tourcoing. Il s’agit, d’une part, de la persistance d’un retard au dépistage chez des personnes ne se considérant pas comme « à risque » et, d’autre part, du fait que l’infection par le VIH touche plus spécifiquement certaines populations et régions.  

Un dépistage pour toute la population
En octobre 2008, un premier volet de recommandations portait sur les modalités techniques du dépistage du VIH et sur la place des tests de dépistage rapide, en complément du test Elisa combiné. Dans le second volet, paru à l’automne 2009, la HAS recommande de proposer le test de dépistage à l’ensemble de la population âgée de 15 à 70 ans, hors notion d’exposition à un risque de contamination ou caractéristique particulière. « Il s’agit de “rattraper” ces infections VIH non diagnostiquées et de promouvoir l’idée que, pour chacun, le fait de mieux connaître son statut sérologique vis-à-vis du VIH peut avoir des bénéfices importants au niveau individuel comme à l’échelle collective », note le Dr Olivier Scemama, adjoint au chef du service évaluation économique et santé publique de la HAS. Cette proposition s’accompagnera notamment d’une information adaptée afin d’obtenir le consentement éclairé de la personne. D’ici à cinq ans, les résultats de la mise en place de ces recommandations seront évalués.

… avec des tests plus ciblés
Par ailleurs, la stratégie recommandée tient compte de l’hétérogénéité des populations touchées et de la persistance de groupes plus particulièrement affectés. Il conviendra de proposer le test de dépistage de façon ciblée et régulière à certaines populations (personnes ayant eu plus d’un partenaire au cours des 12 derniers mois, usagers de drogues injectables, personnes originaires d’une zone de haute prévalence, etc.). Le test devrait également être proposé dans certaines circonstances telles qu’une suspicion d’hépatite B ou C.

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