L'essentiel sur – Lettre de la HAS n° 21
Évaluer l’intérêt des actes fréquents de biologie
La réforme de la biologie médicale, voulue par le ministère de la Santé, inclut notamment la maîtrise médicalisée des volumes des actes fréquents de biologie : la gestion des ressources tant humaines (biologistes, techniciens) qu’économiques (gestion des dépenses de l’Assurance maladie). Pour y parvenir, la HAS a d’ores et déjà évalué quatre actes de biologie, à la demande de la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés : les dosages de l’amylasémie et de la lipasémie d’une part et ceux des apolipoprotéines A1 et B d’autre part. Leur intérêt diagnostique et leur maintien sur la liste des actes de biologie médicale pris en charge par l’Assurance maladie sont en jeu. Concernant les dosages de l’amylasémie et de la lipasémie habituellement prescrits conjointement pour le diagnostic de pancréatite aiguë, la HAS préconise, dans son rapport d’évaluation publié en juillet 2009, de se limiter à la lipasémie. Quant aux dosages des apolipoprotéines A1 et B réalisés lors de l’exploration d’une anomalie lipidique, aucune utilité clinique n’est actuellement démontrée dans la prise en charge des dyslipidémies courantes, si ce n’est pour des indications médicales très restreintes. Deux fiches de « Bon usage des technologies médicales » relatives à ces actes biologiques sont disponibles en ligne depuis l’été 2009.
En cas de pancréatite aiguë Devant un tableau clinique évocateur de pancréatite aiguë – douleur abdominale aiguë intense épigastrique, nausées et vomissements –, le seul dosage biologique à visée diagnostique à réaliser est celui de la lipasémie. Son élévation, à un niveau au moins 3 fois supérieur à la normale du laboratoire, confirme le diagnostic.
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