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de type II
Cancer des voies aéro-digestives supérieures • Gastro-entérologie • Néphrologie • Obésité • Rhumatologie

Cancer des voies aéro-digestives supérieures
Attention à la pauvreté des symptômes
Étant donné la pauvreté des signes cliniques au stade initial, tout symptôme ORL unilatéral et persistant, en particulier une adénopathie cervicale isolée, doit faire l’objet d’un bilan ORL et de la cavité buccale. Principalement liés à l’intoxication alcoolique et/ou tabagique (dont l’absence ne doit pas éliminer le diagnostic), les cancers des voies aéro-digestives supérieures (VADS) représentent 16 000 nouveaux cas par an.
La prise en charge thérapeutique est multidisciplinaire et repose, selon les cas, sur la chirurgie et/ou la radiothérapie, associées ou non à la chimiothérapie, en veillant à minimiser le risque de séquelles fonctionnelles locales. La rechute locale ou locorégionale est la principale cause d’échec dans les deux ans qui suivent, mais elle est asymptomatique dans 40 % des cas, d’où la nécessité d’une surveillance clinique fréquente et régulière complétée par imagerie et/ou endoscopie selon les points d’appel cliniques. Le guide médecin reprend les principales étapes du diagnostic, du traitement et du suivi. Il a été réalisé, comme tout guide concernant un cancer, en collaboration avec l’Inca.
Pour en savoir plus, voir le guide ALD médecin et la liste des actes et prestations, « Affection de longue durée n° 30 – Cancer des voies aéro-digestives supérieures »,
Gastro-entérologie
Inexium® en sachet dose : pas d’avantage sur l’oméprazole chez l’enfant
La place des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) est limitée, chez le nourrisson et l’enfant, aux cas de reflux gastro-oesophagien (RGO) acide, documenté par pH-métrie oesophagienne des 24 heures, avec ou sans oesophagite. Dans ces indications, l’oméprazole en gélules était jusqu’ici le seul IPP ayant l’autorisation de mise sur le marché chez l’enfant à partir de 12 mois. Cent neuf enfants de 1 à 11 ans ayant une oesophagite érosive confirmée par endoscopie ont été traités par 5 à 20 mg d’Inexium® par jour (selon leur poids) pendant un maximum de huit semaines. La cicatrisation de l’oesophagite à 8 semaines a été confirmée chez 93 % des patients. Cependant, faute d’étude comparative, Inexium® sachet 10 mg n’a pas démontré d’avantage clinique par rapport aux antiacides dans la prise en charge du RGO symptomatique et par rapport à l’oméprazole dans celle de l’oesophagite érosive par reflux.
Pour en savoir plus, voir la synthèse d’avis de la HAS sur Inexium® 10 mg.
Néphrologie
Les conditions de mise en oeuvre de la télémédecine en unité de dialyse médicalisée
La France compte plus de 3 millions d’insuffisants rénaux, dont plus de 1 % sont traités par épuration extrarénale, et ces chiffres ne cessent d’augmenter en raison principalement du vieillissement de la population.Le traitement de l’insuffisance rénale chronique terminale (IRCT) par épuration extrarénale s’effectue selon quatre modalités : hémodialyse en centre, en unité de dialyse médicalisée, en unité d’autodialyse et dialyse à domicile par hémodialyse ou dialyse péritonéale.
Les unités de dialyse médicalisées (UDM) se développent depuis 2002, date de leur création. Elles accueillent des patients qui ne nécessitent pas une présence médicale continue pendant la séance ou qui ne peuvent ou ne souhaitent pas être pris en charge à domicile ou en unité d’autodialyse.
La HAS vient de publier des recommandations sur les conditions de mise en oeuvre de la télémédecine dans le fonctionnement des UDM. Ces recommandations, élaborées pour garantir la qualité des soins et la sécurité de la prise en charge, concernent : les modalités d’organisation et d’implantation des UDM, l’organisation des soins par télémédecine et les procédures face aux urgences, les aspects techniques du système de télédialyse, les aspects économiques, juridiques et déontologiques.
L’intégration de la télémédecine aux évolutions de l’organisation actuelle des soins permet à la fois d’adapter l’offre aux besoins des patients et d’améliorer la qualité des soins, tout en optimisant l’utilisation du temps médical.
Pour en savoir plus, voir les recommandations en santé publique « Les conditions de mise en oeuvre de la télémédecine en unité de dialyse médicalisée ».
Obésité
Pas d’intérêt démontré pour le ballon intragastrique
Du fait de sa prévalence et de sa constante progression, l’obésité représente un enjeu de santé publique. Le ballon intragastrique est proposé dans la prise en charge de l’obésité.
La HAS a évalué la pose et l’ablation du ballon intragastrique à eau (BioEnterics®) ou à air (Heliosphère®) chez des adultes ou des adolescents en surpoids ou obèses. Cette évaluation actualise un précédent avis rendu par l’Anaes en 2004. L’analyse des données bibliographiques de 2004 à 2009 n’a pas permis de confirmer l’intérêt de cette technique pour obtenir une perte de poids permettant de réduire le risque anesthésique ou chirurgical en cas d’obésité morbide. Elle n’a pas non plus permis de confirmer que la perte de poids obtenue grâce à la pose d’un ballon intragastrique était supérieure, en cas d’obésité non morbide, à la prise en charge pluridisciplinaire au plan médical, nutritionnel, diététique, psychologique, comportemental et de l’activité physique.
Pour en savoir plus, voir le rapport d’évaluation technologique « Obésité, pose et ablation de ballon intragastrique ».
Rhumatologie
Spondylarthrites : un diagnostic précoce prévient les complications
Affections douloureuses et invalidantes, les spondylarthrites graves doivent bénéficier d’un diagnostic aussi précoce que possible afin de prévenir ou limiter les complications et leur retentissement. Des recommandations de bonne pratique ont été publiées par la HAS pour améliorer leur prise en charge. Ces dernières s’accompagnent, au titre de l’ALD n° 27, d’un guide médecin expliquant le parcours de soins et d’une liste des actes et prestations.
Avec une prévalence faible et des premiers signes souvent insidieux, les spondylarthrites posent un problème diagnostique. Le rythme inflammatoire des douleurs et leur persistance doivent faire penser à une spondylarthrite et motiver un bilan radiographique des zones douloureuses, notamment si la douleur est soulagée par la prise d’un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) à la dose maximale conseillée, puis réapparaît rapidement (en 48 heures) à l’arrêt de l’AINS. La recherche de l’antigène HLA B27 n’est pas systématique car sa présence ne permet pas d’affirmer le diagnostic, et son absence ne l’exclut pas, de même que l’absence de syndrome inflammatoire biologique ou la normalité des radiographies au niveau des sites douloureux. L’avis d’un spécialiste en rhumatologie ou en médecine interne est indispensable au moindre doute. Les traitements actuels, symptomatiques, visent à lutter contre la
douleur, la raideur et le retentissement fonctionnel. Lors des périodes douloureuses, ils peuvent associer antalgiques et AINS, ou éventuellement un corticoïde. Quand un traitement de fond est justifié, il repose entre autres, selon les formes cliniques, sur la sulfasalazine, les anti-TNF, etc.
La prise en charge rééducative est recommandée à tous les stades de la maladie. Une prise en charge médico-sociale doit être proposée, notamment dès que les critères d’admission en ALD sont confirmés par le médecin spécialisé. Le patient peut être orienté vers des associations de malades dès le diagnostic établi.
Pour en savoir plus, voir les recommandations « Diagnostic, prise en charge thérapeutique et suivi des spondylarthrites », ainsi que le guide médecin et la liste des actes et prestations « ALD n° 27 – Spondylarthrite grave ».
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