La prescription des anxiolytiques et/ou hypnotiques (benzodiazépines et apparentés pour l'essentiel) est un problème de santé majeur et complexe, particulièrement chez les sujets âgés : plus d'un tiers des personnes de plus de 75 ans fait usage de ces médicaments psychotropes en France, tandis que ces médicaments sont à l’origine d’une iatrogénie importante (chutes, confusions, sédation excessive…) et hospitalisations indues. La consommation chronique de ces médicaments accélère la survenue des démences. Devant tout patient âgé traité quotidiennement depuis plus de 30 jours, il est légitime de proposer une stratégie d’arrêt de la consommation si l’indication n’est plus valide. L'arrêt progressif et encadré d'une benzodiazépine n'altère pas la qualité de vie et peut améliorer certaines fonctions cognitives.
OBJECTIF :
> Diminuer la consommation d'hypnotiques et anxiolytiques chez le sujet âgé. L’arrêt doit toujours être progressif, sur une durée allant de quelques semaines à plusieurs mois. L’objectif de la démarche est l’arrêt de la consommation de BZD. Mais l’obtention d’une diminution de posologie est un résultat favorable. Il n’y a pas d’argument pour proposer un traitement médicamenteux substitutif lors de l’arrêt des BZD chez le patient âgé. Des mesures d’accompagnement non médicamenteuses doivent être mises en place aussi longtemps que nécessaire. |
PROGRAMME PILOTE - IMPACT CLINIQUE :
Indicateurs de pratique clinique, programmes et messages clés |
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Mise à jour : 31/3/2010