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Assessment of public health programmes and strategies

Algorithmes de dépistage des hépatites B et C - Note de cadrage

Aims of the
assessment

L’objectif de cette évaluation est de formuler des recommandations en santé publique sur des algorithmes biologiques de dépistage des hépatites B et C.

Summary

Les hépatites B et C sont des infections virales dont la prévalence en 2004 était estimée en France (population de France métropolitaine âgée de 18 à 80 ans) à 0,65 % pour l’hépatite B (Ag HBs) soit 280 821 personnes touchées dont seules 44,8 % connaissaient leur statut et à 0,53 % pour l’hépatite C (ARN viral) correspondant à 232 196 sujets infectés par le VHC (prévalence des Ac anti-VHC de 0,84% soit 367 055 personnes ayant été en contact avec le VHC dont 57,4 % connaissent leur statut). Les hépatites virales B et C sont généralement asymptomatiques au stade aigu comme au stade chronique jusqu’à un stade avancé de la maladie hépatique (cirrhose, hépatocarcinome, insuffisance hépatique sévère). L’évolution au stade chronique est très différente en proportion entre l’hépatite B et l’hépatite C. Les facteurs de risque d’infection et les populations à risque sont parfaitement identifiés. Des interventions sont disponibles en cas de dépistage positif (vaccination contre l’hépatite B, surveillance avec ou sans traitement, conseils pour limiter les risques de diffusion de l’infection).

En France, en 1997, l’Association Française pour l’Etude du Foie a recommandé un dépistage ciblé de l’hépatite C chez les personnes à risque d’infection. Cette recommandation a été maintenue par l’ANAES en 2001. Le dépistage « de masse » ou encore « dépistage systématique du VHC dans la population générale » n’était pas recommandé dans les deux textes. Aucune recommandation française n’est disponible concernant le dépistage de l’hépatite B en dehors du dépistage obligatoire chez la femme enceinte au 6e mois de grossesse.

Plusieurs plans nationaux de lutte contre les hépatites se sont succédés depuis 1999 : le « Plan national de lutte contre l’hépatite C – 1999-2002 » et le « Programme national hépatites B et C – 2002-2005 » dont les objectifs ont été partiellement atteints. Le plan actuel « Plan national de lutte contre les hépatites B et C » recommande le dépistage ciblé des hépatites B et C en cas de détection d’un facteur de risque (incitation auprès du public et des professionnels de santé). Dans le cadre de ce plan, un groupe de travail a proposé un algorithme de dépistage de l’infection par le VHB et un autre pour l’infection par le VHC ainsi que des recommandations en matière de modalités de mise en œuvre du dépistage.

Date February 2010
Method

La démarche proposée est une évaluation en deux temps. Dans un premier temps sera réalisée la validation des algorithmes de dépistage biologique des hépatites B et C. L’objectif poursuivi dans le cadre de cette première étape d’évaluation est de : - réaliser une synthèse des recommandations nationales et internationales en matière de dépistage des hépatites B et C en population (objectifs du dépistage, modalités d’organisation, algorithme des tests biologiques utilisés), - recommander un algorithme de tests biologiques pour le dépistage de l’hépatite B et pour celui de l’hépatite C permettant de déterminer le statut immunitaire par rapport à l’infection par les virus VHB ou VHC, - Identifier les questions économiques et de santé publique pertinentes pour préparer le second volet de l’évaluation. Dans un second temps, une évaluation complète pourra être conduite pour évaluer la stratégie de dépistage dans son ensemble. L’ensemble des questions relatives à l’évaluation a priori d’un programme de dépistage serait alors traité.

Target audience Biologistes médicaux, tous médecins prescripteurs du dépistage des hépatites B et C.
Sponsor La HAS a été saisie par la Direction générale de la santé.
Literature
search

La recherche bibliographique a porté sur la période janvier 1999-septembre 2009. Elle était fondée sur l’interrogation de différentes sources, notamment les bases de données bibliographiques (Medline, Pascal) mais aussi les sites Internet des sociétés savantes et des agences internationales d’évaluation en santé.