Le dépistage de la toxoplasmose et de la rubéole est obligatoire au cours de la grossesse depuis la fin des années 19701. La HAS, à l’issue d’une évaluation de la pertinence de ces examens, vient de se prononcer pour leur maintien en l’état actuel des connaissances. Compte tenu de la gravité potentielle des atteintes foetales en cas de contamination, il est important, en effet, de connaître le statut sérologique des femmes enceintes dès la première consultation prénatale. Ce statut devrait même être déterminé avant la conception, afin de limiter les difficultés d’interprétation des sérologies au cours de la grossesse.
• Les femmes séronégatives pour la rubéole (qui n’ont jamais été contaminées ni reçu deux doses de vaccin ROR) pourraient ainsi être vaccinées avant d’entamer leur projet parental, ce qu’il n’est pas possible de faire au cours de la grossesse.
Une sérologie rubéolique doit être proposée à toute femme enceinte à l’occasion de la première consultation prénatale, en l’absence de preuve écrite de l’immunité.
Si la femme n’est pas immune, un nouveau test devra lui être proposé à 20 semaines d’aménorrhée, à la recherche d’une éventuelle séroconversion.
La patiente devra ensuite être vacciné le plus vite possible après l’accouchement.
• Bien que le risque de contamination par la toxoplasmose au cours de la grossesse ait beaucoup baissé (moins de 300 cas de toxoplasmose congénitale ont été observés en 2007), la HAS recommande le maintien de son dépistage systématique lors de la première consultation prénatale, puis tous les mois en cas d’absence d’immunité.
Cela permet de délivrer aux femmes non immunes en début de grossesse des conseils d’hygiène alimentaire (bien cuire la viande, laver les fruits et légumes, porter des gants pour jardiner, etc.) afin de limiter le risque de contamination. Et, en cas de séroconversion au cours de la grossesse, un traitement antibiotique pourra être envisagé, mais l’efficacité de ce traitement reste incertaine.
En cas de contamination par l’une ou l’autre de ces maladies pendant la grossesse, la HAS insiste sur l’importance d’une orientation rapide des patientes vers des structures expertes afin qu’une information adaptée leur soit proposée et que la prise en charge la plus adéquate en fonction des risques d’infection foetale puisse leur être conseillée.
1. Voir les articles L. 2122-1 à 2122-5 du code de la Santé publique instituant les examens obligatoires prénuptiaux, prénatals et postnatals, et le décret n° 92-143 fixant le contenu actuel de ces examens.
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