
Le développement professionnel continu (DPC) a été institué par l’article 59 de la loi « Hôpital, patients, santé et territoires » (HPST). Cet article reprend, pour l’essentiel, les conclusions du rapport de l’Igas de novembre 2008 consacré à la formation médicale continue (FMC) et à l’évaluation des pratiques professionnelles (EPP). Les options qui avaient été développées par la HAS – évaluation d’essence formative (au contraire de sanctionnante) et mise en oeuvre de manière pérenne (plutôt que de se traduire par une procédure selon un rythme quinquennal) – ont été retenues. Et, sous le nouveau sigle « DPC », l’union entre formation continue et évaluation des pratiques est concrétisée…
Dans le cadre du DPC, les professionnels de santé sont invités à développer, selon la forme qui leur convient, une analyse explicite et régulière d’une partie de leurs activités cliniques sous l’égide des pairs regroupés par spécialité.
La HAS propose différentes « méthodes » pour réaliser cette analyse : groupe de pairs, réunion de concertation pluridisciplinaire, revue de morbi-mortalité, staff permettant de suivre l’évolution d’indicateurs cliniques, sans oublier l’accréditation par l’analyse des événements porteurs de risques…
Ces méthodes préfigurent des évolutions de la manière dont la médecine est exercée, le dénominateur commun étant un travail en équipe, appelé à se substituer progressivement à l’exercice isolé. Cette évolution est d’ailleurs largement anticipée par les professionnels eux-mêmes, particulièrement les jeunes générations.
C’est donc une participation régulière à l’une ou l’autre de ces activités d’analyse des pratiques (et ainsi d’adaptation et d’amélioration continue des conditions de prise en charge des malades) qui permettra d’abord d’améliorer les services rendus à chaque patient et, le cas échéant, de valider l’obligation de DPC.
Par ailleurs, la HAS veille, en concertation avec les professionnels, à la meilleure intégration possible de ses différentes missions : certification des établissements de santé, analyse des événements porteurs de risque, évaluation des pratiques, élaboration de recommandations professionnelles, éducation thérapeutique et coopération interprofessionnelle.
Les thèmes abordés dans cette lettre témoignent de cette volonté d’intégration des travaux de la HAS dans l’exercice quotidien des professionnels.
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