L’insuffisance rénale chronique terminale (IRCT) est un problème majeur de santé publique dans de nombreux pays, dont la France. Les techniques de suppléance de la fonction rénale sont la transplantion rénale et l’épuration extra-rénale par hémodialyse ou dialyse péritonéale.
Il existe plusieurs modalités de prise en charge : des plus autonomes (hémodialyse ou dialyse péritonéale à domicile et hémodialyse en unité d’autodialyse) aux plus médicalisées (hémodialyse en centre et, dans une moindre mesure, hémodialyse en unité de dialyse médicalisée).
En France, la prise en charge des patients insuffisants rénaux chroniques terminaux s’inscrit dans un contexte caractérisé par :
- le vieillissement de la population et l’augmentation du nombre patients en insuffisance rénale chronique terminale (au 01/01/2009, 68 000 personnes étaient traitées pour IRCT et en 2008, 9 300 personnes ont débuté un traitement de suppléance).
- le coût élevé des traitements de suppléance et une variation importante du coût par patient selon le mode de traitement (le coût total de la prise en charge de l’IRCT estimé par l’Assurance Maladie en 2007 était supérieur à 4 milliards d’euros).
- l’évolution du cadre réglementaire relatif à l’activité de traitement par épuration extra-rénale et concernant la greffe rénale ;
- l’évolution de la démographie médicale en néphrologie, incompatible avec le développement de l’offre de soins en fonction de la croissance des besoins.
Par ailleurs, l’état des lieux des pratiques de traitement en France met en évidence :
- une répartition inégale des patients entre les techniques d’épuration extra-rénale (hémodialyse et dialyse péritonéale) et entre les modes de prise en charge (centre, UDM, UAD et domicile) ;
- d’importantes disparités régionales dans le recours aux différents traitements de suppléance, en particulier, concernant la dialyse péritonéale ;
- un essor important du taux des prélèvements d’organes ces dix dernières années suivi par une phase de stagnation en 2008-2009 ; un besoin toujours croissant de greffons rénaux lié à une augmentation du nombre de patients inscrits en liste d’attente.
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