Sécurisation et autoévaluation de l'administration des médicaments
FAQ
Questions
1. Comment éviter de me tromper de médicament ?
2. Quel est le rôle d’une Aide-soignante dans l’administration des médicaments ?
3. Quelles sont les principales erreurs lors de l’administration des médicaments ?
4. C’est quoi une double vérification indépendante ?
5. J’ai failli faire une erreur d’administration, dois je la déclarer ?
6. C’est quoi un médicament à risque ?
7. Quelles sont les règles de sécurisation essentielles à retenir ?
8. Comment mettre en œuvre une double vérification indépendante ?
Réponses

1. Comment éviter de me tromper de médicament ?

Il faut avant tout accepter et prendre conscience que tous les professionnels sont humains, donc faillibles. Quelle que soit la situation, le moment, une vigilance accrue doit être observée. En cas de doute, il ne faut pas hésiter à consulter un autre professionnel. Chacun des acteurs de la chaîne (le prescripteur, le pharmacien, le patient..) est engagé individuellement et collectivement. Et la vérification, bien qu’elle soit souvent implicite (souvent par habitude), est une action sur laquelle on doit s’arrêter.
2. Quel est le rôle d’une Aide-soignante dans l’administration des médicaments ?
Dans un établissement sanitaire (hôpital et/ou clinique et HAD), l'activité d'aide à la prise de médicaments non injectables peut être assurée sous la responsabilité de l’infirmière avec la collaboration d'aides soignants (aides soignants, auxiliaires de puériculture, aides médico-psychologiques) (article R. 4311-4 du Code de la Santé Publique, décret 2000-844 du 31 août 2000).
L’aide soignante participe également à la surveillance du patient et en informe l’infirmière.
3. Quelles sont les principales erreurs lors de l’administration des médicaments ?
La plus grande partie des erreurs vient d’un problème de :
           confusion, en raison de ressemblance pour des médicaments ayant une phonétique similaire (consonance) et                du risque de ressemblance d’un produit (soit lié à son nom, à son conditionnement primaire ou secondaire et                /ou à l’étiquetage) ;
           de perception, notamment lors de la lecture de la prescription médicale (utilisation de décimales et/ou                d’abréviations) ;
           des erreurs de spécialité (médicament, dose unitaire ou concentration) ;
           des erreurs lors de la reconstitution extemporanée, notamment lors du calcul de dose…
4. J’ai failli faire une erreur d’administration, dois je la déclarer ?
Tout événement qui a pu être intercepté et/ou récupéré, doit être en effet signalé.
Plusieurs intérêts :
           comprendre les causes à l’origine de la situation ;
           rechercher les barrières qui ont ou n’ont pas fonctionné ;
           en tirer les enseignements pour l’ensemble des professionnels concernés ou pas par la situation, et proposer               des actions d’amélioration.
5. C’est quoi un médicament à risque ?
Tous les médicaments sont potentiellement dangereux, mais certains d’entre eux, en cas d’erreur, auront des conséquences encore plus graves que les autres sur le patient. Pour cette raison, ils entrent dans la catégorie dite « à risque » afin d’attirer l’attention sur leur utilisation.
6. Qu’est-ce qu’une double vérification indépendante ?
La double vérification consiste à faire vérifier par un autre professionnel de façon indépendante certains actes afin de prévenir et détecter une erreur éventuelle. Elle n’a pas pour objectif de remettre en question les compétences professionnelles. Au contraire, elle vient en renfort dans un environnement de travail complexe et stressant. Il ne s’agit aucunement de faire des doubles vérifications sans réflexion ; il faut par exemple commencer par certains processus à risque, voire des médicaments à risque…
7. Comment mettre en œuvre une double vérification indépendante ?
1. L’institution doit d’abord définir sa politique de double vérification (quels médicaments, processus, services…)
2. Proposer des outils aux professionnels comme une liste de vérification à cocher ; tester les outils avec les professionnels afin de pouvoir les adapter au contexte.
3. Former le personnel, et notamment fournir les explications sur l’objectif de cette double vérification.
4. Informer et associer si besoin le patient
8. Quelles sont les règles de sécurisation essentielles à retenir ?
En savoir plus sur l'administration du bon médicament En savoir plus sur le bon moment En savoir plus sur la bonne dose En savoir plus sur le bon patient En savoir plus sur la bonne voie