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Pertinence de l’échographie thyroïdienne chez l’adulte - Note de cadrage

Outil d'amélioration des pratiques professionnelles - Mis en ligne le 14 oct. 2020

Contexte

En 2016, la Cour des comptes, face à l’évolution importante des dépenses d’imagerie (environ 1,5 % par an depuis 2007), recommandait de développer des actions relatives à la pertinence des examens d’imagerie et souhaitait une implication plus forte de la HAS dans ces actions.

En janvier 2019, la HAS et le Conseil national professionnel de radiologie et imagerie médicale (G4) ont signé un accord-cadre portant notamment sur l’amélioration de la pertinence des soins en imagerie.  C’est dans ce cadre que sont conduits les travaux sur la pertinence de l’échographie thyroïdienne.

Les pathologies thyroïdiennes sont fréquentes dans la population générale. Les femmes sont généralement plus affectées que les hommes. Il peut s’agir d’anomalies de fonctionnement de la thyroïde (dysthyroïdies) et/ou d’anomalies de structure (goitre/nodule).

Plusieurs études ont montré :

  • Un recours presque systématique et non justifié à l’échographie thyroïdienne en cas d’hyperthyroïdie.
  • Des thyroïdectomies réalisées sans cytoponction préalable dans 2/3 des cas, parfois compliquées et ayant conduit à une supplémentation en hormones thyroïdiennes chez plus de la moitié des patients opérés pour un nodule bénin.
  • Une augmentation d’incidence des cancers de la thyroïde qui serait liée en partie à l’amélioration des techniques d’imagerie et un recours plus fréquent aux examens d’imagerie.

Objectifs

Les objectifs du projet sont de :

  • réduire les échographies non pertinentes en cas de dysthyroïdies ;
  • améliorer le recours à l’échographie lors de la découverte d’un nodule ainsi que la connaissance et le recours à un score échographique d’évaluation du risque de malignité ;
  • augmenter le recours à une cytoponction avant chirurgie et réduire les cytoponctions inutiles.

Les enjeux sont :

  • éviter la surmédicalisation de nodules anodins tout en évitant une perte de chance liée à la non détection d’un cancer ;
  • réduire les thyroïdectomies non pertinentes avec comme conséquence la prise de risques inutiles liés à la chirurgie et une supplémentation à vie par hormones thyroïdiennes.

Professionnels concernés 

Médecins généralistes, endocrinologues, radiologues, médecins nucléaires, anatomo-cytopathologistes, chirurgiens de la thyroïde, oncologues, gériatres, médecins internistes.