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Pertinence de l'imagerie cervicale en cas de cervicalgie chez l'adulte - Note de cadrage

Tool to improve professional practice - Posted on Nov 10 2020

Contexte

En 2016, la Cour des comptes, face à l’évolution importante des dépenses d’imagerie (environ 1,5 % par an depuis 2007), recommandait de développer des actions relatives à la pertinence des examens d’imagerie et souhaitait une implication plus forte de la HAS dans ces actions.

En janvier 2019, la HAS et le Conseil national professionnel de radiologie et imagerie médicale (G4) ont signé un accord-cadre portant notamment sur l’amélioration de la pertinence des soins en imagerie.  C’est dans ce cadre que sont conduits les travaux sur la pertinence de l’imagerie cervicale.

Les cervicalgies regroupent des douleurs de la région cervicale, irradiant ou non dans l’épaule ou le bras, aigues ou chroniques. Elles sont le plus souvent d’origine non traumatique mais elles peuvent également survenir à la suite d’un traumatisme :

  • Les cervicalgies non traumatiques sont fréquentes en population générale comme en milieu professionnel. Leur évolution naturelle est favorable pour environ la moitié des patients. Les données de l’assurance maladie ont montré un recours accru à l’IRM du rachis, avec une probable surutilisation chez des sujets dont l’état ne justifiait pas une imagerie.
  • Les cervicalgies après un traumatisme cervical sont un motif fréquent de consultation aux urgences. Néanmoins, chez des sujets sans trouble de conscience, seuls 2 % des traumatismes cervicaux sont associés à des lésions « significatives » du rachis. Il existe des règles de prédiction clinique (NEXUS ou Canadian C-Spine), souvent mal connues, qui permettent de prédire à partir de l’interrogatoire et de l’examen clinique le risque de lésion « significative » du rachis et la nécessité d’une imagerie.

Objectifs et enjeux

L’objectif principal du projet est d’améliorer la pertinence du recours à l’imagerie cervicale en cas de cervicalgie, notamment :

  • connaître les critères qui indiquent une imagerie ou au contraire permettent d’éviter une imagerie sans risque pour le patient ;
  • choisir, quand elle est indiquée, l’imagerie la plus adaptée à la pathologie suspectée.

Les enjeux sont :

  • ne pas méconnaitre une lésion importante du rachis cervical tout en réduisant l’exposition non justifiée à une imagerie lorsque le risque de telles lésions est faible ;
  • améliorer la pertinence du recours à l’IRM ;
  • prévenir la chronicisation de la cervicalgie.

Professionnels concernés 

Principalement les médecins prescripteurs/demandeurs d’imagerie cervicale : radiologues, médecins généralistes, rhumatologues, neurologues, médecins urgentistes, anesthésistes-réanimateurs, neurochirurgiens, chirurgiens orthopédistes, médecins du travail, médecins de médecine physique et de réadaptation.