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Elaboration de la Check-list version française

L'expérience internationale

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 234 millions d’interventions chirurgicales sont réalisées chaque année dans le monde. Dans les pays industrialisés, la mortalité en lien avec la chirurgie serait de 0.4 à 0.8% et le taux de complications postopératoires graves serait de 3 à 16% – la moitié de ces complications sont considérées comme évitables. C’est pourquoi, l’OMS a lancé le programme « Safe Surgery Saves lives » (La chirurgie sûre sauve des vies) visant à réduire les taux de complications et de décès postopératoires. L’objectif de ce programme est de renforcer l’implication des équipes en s’appuyant sur des recommandations de bonnes pratiques afin d’améliorer la sécurité du patient en chirurgie.

Afin d’implanter ce programme l’OMS a choisi un outil simple, facile à mettre en œuvre et peu onéreux : une check-list qui supporte les différents standards sécurité devant être vérifiés avant, pendant et après toute intervention chirurgicale.

Cette check-list est également efficace : une étude réalisée selon un protocole avant-après, sur près de 8000 patients dans 8 pays sur une période courte (moins d’un an) a permis de conclure à l’amélioration des résultats chirurgicaux grâce à l’implantation de cette check-list.

Elaboration de la check-list version française

Confortée par ces résultats, la HAS a souhaité promouvoir l’utilisation d’une check-list type OMS, adaptée au contexte français.

Les objectifs de la check-list sont :

  • d’améliorer la sécurité au bloc opératoire et réduire les erreurs chirurgicales en intégrant dans les pratiques quotidiennes des équipes chirurgicales, la vérification croisée de différents points critiques de sécurité ;
  • de renforcer, d’améliorer la communication et le partage des informations au sein des équipes travaillant au bloc opératoire.

Un groupe de travail composé d’une trentaine de personnes représentant le conseil national de chirurgie, les collèges professionnels et organismes agréés de chirurgie et d’anesthésie, les représentations professionnelles des personnels infirmiers travaillant au bloc opératoires ainsi que les fédérations d’établissements hospitaliers a participé à la rédaction de la check-list « Sécurité du patient au bloc opératoire » ; les patients étaient représentés par le LIEN, membre du collectif inter associatif sur la santé (CISS).

Dans sa version 2016, la check-list propose une liste de 11 critères indispensables à vérifier. En vue de favoriser son appropriation par les professionnels, cette check-list générique peut être adaptée en fonction du contexte local et des spécificités des disciplines.

Depuis janvier 2010, la check-list « Sécurité du patient au bloc opératoire » est devenue Pratique Exigible Prioritaire (PEP) en France à travers la procédure de certification des établissements de santé. Sa mise en place est systématiquement vérifiée par des experts-visiteurs.

 

Le groupe National Check-list

- Le Conseil National de la Chirurgie (CNC)
- le Collectif Inter associatif sur la Santé (CISS) représenté par le LIEN

- les conférences de présidents de CME des CHU, des CH, des établissements ESPICs, de l’hospitalisation privée, de la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (FNLCC)
-
le Collège Français d’Anesthésie-Réanimation (CFAR) et la la Société Française d’Anesthésie Réanimation (SFAR)
- L’Association Française d’Urologie (AFU)
-
la Société française de Chirurgie Thoracique et Cardio-vasculaire (SFCTCV)
- Orthorisq

- la Fédération de Chirurgie Viscérale et Digestive (FCVD)
-
Vascurisq
-
le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) et Gynerisq
-
le Collège de Neurochirurgie
-
la Société Française de Stomatologie et Chirurgie Maxillo-faciale (SFSCMF)
-
l'Union Nationale des Associations d’Infirmiers de Bloc Opératoire Diplômés d’Etat (UNAIBODE)
-
le Syndicat National des Infirmiers Anesthésistes (SNIA) et la Fédération Internationale des Infirmiers Anesthésistes (IFNA)
-
la Société Française d’Hygiène Hospitalière (SF2H), et la représentation des Centres de Coordination et de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CCLIN)
-
la Fédération des Organismes Régionaux et territoriaux pour l’Amélioration des Pratiques et organisations en santé (FORAP) représenté par le Réseau Qualité des établissements de santé en Franche Comté (REQUA)
-
la Société française de gestion des risques en établissement de santé (SOFGRES).

 

Mis en ligne le 10 févr. 2016