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La Check-list en pratique

 

Démonstration en vidéo de la mise en oeuvre de la check-list sécurité du patient au bloc opératoire. Voir d'autres vidéos : Sécurité du patient au bloc opératoire en image.

 

Bien utiliser la Check-list

Si l'objectif de la check-list est bien d’améliorer la sécurité des patients dans cette zone particulièrement à risque que sont les secteurs interventionnels, celui-ci ne peut être atteint que si la check-list est bien utilisée.

Bien utilisée signifie un changement des comportements afin de  la réaliser soigneusement, en équipe, afin de décider ensemble des actions à mener (poursuivre, stopper, problème à régler..). 

Ainsi au travers de la vérification pré, per et postopératoires de critères, la check-list permet :

  • d'opérer le bon patient au bon endroit ;
  • de diminuer le taux d’infection du site opératoire ;
  • d'éviter l’oubli de corps étrangers dans le champ opératoire ;
  • d'améliorer la transmission des informations essentielles concernant le patient ;
  • de définir de manière conjointe les prescriptions postopératoires.

 

En quoi consiste la Check-list en bloc opératoire ?

Les membres de l'équipe médico-soignante renseignent, en moins de 2 minutes, la check-list en vérifiant oralement et suivant la version 2018, 11 points considérés comme essentiels, en présence de tous et avec la participation du patient (avant qu'il ne soit endormi) :

  • Avant l'induction anesthésique : sont confirmés notamment, dans l'idéal par le patient, son identité, l'intervention et le site à opérer ; sont vérifiés la préparation cutanée, de l’opéré, l'installation du patient et le matériel nécessaire pour l'intervention. Les mesures adéquates en cas de risques allergiques, respiratoires et hémorragiques sont adoptées.
  • Avant l'intervention (aussi appelé "Time out") : une vérification ultime des points concernant l'intervention est menée au sein de l'équipe au complet et sont partagées les informations essentielles concernant les éventuels points critiques de la procédure chirurgicale et anesthésique. Il est également demandé de vérifier que l'antibioprophylaxie, si elle est recommandée, a bien été effectuée et de confirmer, si adaptée, la préparation du champ opératoire.
  • Après l'intervention sont effectuées différentes confirmations orales : l'intervention réalisée, le compte final correct des instruments, des aiguilles, des compresses, l'étiquetage correct des prélèvements ainsi que le signalement des dysfonctionnements éventuellement rencontrés. En dernier lieu, la réalisation conjointe des prescriptions postopératoires est vérifiée.

La version 2018 insiste sur l'objectivation et la tracabilité de la décision finale (Go ou No-Go).

 

Que faire en cas d'écart ?

En cas d’écart avec la check-list, la décision concertée de poursuivre (selon un mode normal ou dégradé) ou d’interrompre la procédure chirurgicale doit être précisée sur le document check-list dans la plage réservée à cet effet. Il importe désormais de développer la réflexion sur les "no-go" tant au niveau des organisations professionnelles, qu’au niveau des établissements.

Tous ces éléments sont tracés sur un support papier ou électronique par un coordonnateur check-list, le plus souvent du personnel infirmier, en coordination avec le chirurgien et l'anesthésiste responsables de l'intervention ou, le cas échéant, avec le professionnel qualifié en chirurgie ou anesthésie auquel a été délégué un temps opératoire.

Mis en ligne le 29 nov. 2018