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FAQ - Mise en place simple de la check-list

Dans le cadre de la simple mise en place de la check-list « Sécurité du patient au bloc opératoire »

Toutes les questions


Top 1. La check-list est-elle obligatoire ?

L’objectif partagé par la HAS et les établissements est de réduire le nombre d’évènements indésirables graves à partir d’une méthode reconnue. Différents travaux et articles rappellent l’efficacité de l’outil qui permet notamment de renforcer la sécurité anesthésique, de lutter contre les infections du site opératoire et d’améliorer la communication au sein des équipes. La certification des établissements de santé a rendu obligatoire, à partir du 1er janvier 2010, la mise en place de la Check-list « Sécurité du patient au bloc opératoire » que ce soit dans le cadre de la procédure de certification « V2007 » ou « V2010 ».

(1) programme prioritaire High 5 de l’OMS, étude multicentrique 2009 publiée dans le NEngJMed, et articles internationaux publiés dans revues cibles.IJQHC, Annals, JAMA, NENgMed, Ann Surg)

Top 2. Comment vérifier et renseigner les items de la check-list ?

L’objectif est à la fois de vérifier les conditions de sécurité et de partager (voire confronter) les informations relatives au patient, au matériel et produits utilisés entre membres de l’équipe. Dans la pratique, chaque acteur du bloc procède aux vérifications qui le concernent à haute voix, et c’est généralement l’infirmier(e) de salle ou d’autres membres de l’équipe, anesthésiste par exemple, qui coche les items au fur et à mesure sur le document. Si un critère n’a pas été renseigné, alors la question peut (et doit) être posée par le coordonnateur check-list.

Top 3. Quel accompagnement des équipes faut-il prévoir pour son implantation ?

Sa mise en place nécessite un environnement favorable avec l’implication de la Direction et des instances décisionnelles et représentatives, la formation des équipes du bloc, la mobilisation et le soutien par l’équipe anesthésique-chirurgicale et l’encadrement infirmier.
Pour garantir l’efficacité de ce programme, il faut informer les agents, les patients et accompagner les équipes du bloc opératoire en assurant leur formation. Une équipe opérationnelle formée à l’utilisation de la C/L, à la connaissance des différents items peut être constituée. Issue des professionnels du bloc et assistée de ressources externes (qualiticien, hygiéniste par exemple) elle doit permettre de sensibiliser et de former les acteurs aux enjeux de la CL et à sa mise en place.

Des simulations, à l’aide d’ateliers pratiques permettent d’expliquer les règles, de clarifier les responsabilités de chacun.

Des observations, des audits de pratiques doivent être mis en place pour évaluer les résultats et garantir l’amélioration continue de la prise en charge des patients. La HAS prévoit de mettre à disposition des équipes des grilles d’audit au cours du dernier trimestre 2011.

Top 4. Quelle communication assurer pour sa mise en place ?

La mise en place de la check-list nécessite une campagne d’information adressée à l’ensemble du personnel de l’établissement, auprès des usagers et de leur représentant. Sous forme de plaquettes, guides, affiches, livrets d’accueil et par des réunions de présentation et d’information cette mobilisation permet d’informer les agents, les patients et leurs accompagnants.

Depuis mi-novembre la HAS a mis sur son site différents outils prêts à l’emploi.

Top 5. Comment comprendre les réponses « Oui » / « Non » de la check-list pour le 1er temps de pause ?

La nouvelle version de la check-list (V2011 - 01) renforce la sécurité du patient. Il y est précisé que toutes les réponses marquées d’un astérisque doivent faire l’objet d’une décision formalisée dans l’encart spécifique.
Pour les items 1, 2, 3, 5: si les vérifications effectuées de manière croisée sont cohérentes : cocher «Oui » ; si elles identifient une incohérence d’information cocher « Non » et renseigner la conduite adoptée dans l’encart.
Si les vérifications croisées ne peuvent être réalisées (oubli, refus etc.) ne pas cocher l’item et renseigner l’oubli ou le refus dans l’encart.
La réponse NA est rapportée quand l’intervention n’est pas concernée par le sujet en question.

Pour l’item 6, spécifique, pour lequel c’est bien la situation clinique du patient qui est renseignée, la réponse peut être en deux temps dans le cas positif :
- le patient a-t-il un risque ? Réponse par « Oui » ou « Non »
- si oui, les mesures prises sont à préciser dans l’encart.
Par exemple : le patient est-il allergique ?, réponse « Oui », et précision apportée pour la médication dans l’encart.

Top 6. La check-list est-elle réservée aux interventions programmées ? S’applique-t-elle également à la chirurgie pratiquée en urgence ?

Un contexte d’urgence n’empêche pas les vérifications. La déclinaison des contrôles se fait alors par chacun verbalement tout en mettant en œuvre l’intervention. La formalisation des réponses peut être assurée dans un deuxième temps.

Top 7. Doit-on appliquer la check-list pour tout type d'intervention (anesthésie locale par exemple) ?

La check-list est un outil de gestion des risques. Les 11 items retenus, considérés comme essentiels à vérifier avant toute intervention sont génériques, et s’adaptent à toutes les circonstances, le cas échant, en notifiant NA (non applicable). Les vérifications croisées sont alors assurées par les acteurs présents.

Top 8. Quelle est la responsabilité du coordonnateur de la check-list ?

Il appartient à chaque établissement de déterminer sa stratégie de coordination du dispositif Check-list et en particulier de désigner le coordonnateur C/L, de définir sa mission exacte et d’identifier le type d’alerte qui pourrait traduire une difficulté de mise en œuvre. La mission du coordonnateur doit être de proposer à l'équipe de vérifier les critères de la check-list et d'assurer son renseignement complet et correct, c'est à dire la vérification des items en temps réel et de manière croisée au sein de l'équipe médico-soignante. En cas de dommage consécutif à un acte médical (anesthésique ou chirurgical), le médecin supporte seul la responsabilité, il est celui qui a réalisé l’acte médical.
La nouvelle version 2011-01 précise les conditions dans lesquelles cette check-list doit être remplie : «Le rôle du coordonnateur check list, sous la responsabilité du(es) chirurgiens et des anesthésiste(s) responsables de l’intervention est de ne cocher les items de la check-list que :
- si la vérification a bien été effectuée
- si elle a été faite oralement en présence des membres de l’équipe concernée
- si les non-conformités (marquées d’un *) ont fait l’objet d’une concertation en équipe et d’une décision qui doit le cas échéant être rapportée dans l’encart spécifique) ».

Top 9. Doit-on recompter tous les instruments lors de chaque intervention ?

Le comptage des instruments vise à ne pas laisser d'éléments qui pourraient mettre en danger la sécurité du patient.
Il appartient à chaque équipe selon sa spécialité d’identifier quelle procédure est à adopter et quels éléments à risque sont concernés et de vérifier que le comptage a bien été réalisé.

Top 10. La signature des 3 membres de l'équipe est-elle obligatoire ?

Cet ajout à la version 2011 a été proposé pour matérialiser l'engagement des professionnels dans un renseignement actif et partagé de la check-list. Cette attestation d'engagement (terminologie moins "exigeante" que signature) n'est pas obligatoire, mais laissée à la libre décision de l'établissement au vu de l'évaluation de mise en oeuvre de la check-list dans leurs blocs opératoires. C'est donc une option qui est offerte pour soutenir un engagement qui aurait été estimé insuffisant.

Top 11. Où cette check-list est-elle archivée ?

Le support de la check-list est variable : document papier ou dossier informatisé. Il peut être archivé dans le dossier du patient, ou dans le bloc opératoire, selon les usages de l’établissement.
Une conservation d’un double dans les documents de bloc facilite l’exploitation à des fins d’amélioration.