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FAQ - La check-list en situations imprévues

Dans le cadre de situations imprévues pour la mise en œuvre de la check-list « Sécurité du patient au bloc opératoire »

Toutes les questions


Top 1. Que doit faire le coordonnateur check-list en cas de refus de participation des professionnels en salle ?

La mise en place de la check-list nécessite l’engagement le soutien et la mobilisation non seulement des équipes du bloc opératoire mais aussi celles des responsables de l’établissement.
En cas de refus, il convient de réunir les protagonistes concernés, responsables de secteurs, de la direction, de la CME, conseil de bloc, du CHSCT, du CLIN, , représentants des usagers pour réfléchir aux modalités pratiques qu’il importe de mettre en place, afin d’adapter le programme à la situation locale. Un travail d’analyse doit permettre d’étudier les problèmes et d’y trouver les solutions.
La HAS recommande aux utilisateurs qui rencontrent des difficultés dans la mise en œuvre de la check-list de procéder aux adaptations nécessaires pour une meilleure adoption. Pour aider les établissements de santé à son redéploiement et à son utilisation optimale, différents guides sont proposés (voir "Pour une meilleure utilisation de la Check-list "Sécurité du patient au bloc opératoire")

Top 2. Lorsqu'il y un NO GO, la procédure s'arrête et le problème est réglé avant de continuer mais nous n'avons généralement pas trace des NO GO, Comment les évaluer (fréquence et nature) ?

Il importe que le coordonnateur inscrive dans l'encart spécifique du document CL ces situations de récupération et d’atténuation.
Le NO GO, en effet correspond à l'arrêt de la procédure lors de la non attente d'un des items de la check-list. Plusieurs situations sont possibles
1 - la sortie du patient du bloc opératoire et à sa re programmation ;
2 - l'arrêt momentané de l'intervention.et sa reprise ;
3 - la poursuite de l'intervention sans interruption.

Pour les situations 2 et 3, Il convient que le coordonnateur précise dans l'encart spécifique du document CL :
- l'adaptation assurée (situation 2)
- la raison de la poursuite de l'intervention en rapport avec l'intérêt du patient /(notion de bénéfices/risques) (situation 3).

Le résultat de ces données est essentiel, chaque situation d'écart constitue un retour d'expérience fondateur (il s'agit de situations propres à l'équipe) qui doit être réétudié en staffs.

Il s'agit dans ce cadre, d'être pédagogique, d'associer l'ensemble des professionnels concernés, de reconsidérer les démarches en conseil de bloc, en comité des vigilances et des risques par exemple et d'intégrer rapidement ces éléments dans des exercices de simulation , par ex. "comment réagir à une situation de..."
Ces échanges qui s'attachent à améliorer la communication, visent à l'amélioration de la qualité et de la sécurité du patient. Ces moments de paroles constituent des verrous supplémentaires. Cette dynamique peut aussi faire l'objet d'échanges avec les représentants des usagers.

Top 3. Comment agir si la préparation cutanée est bien tracée mais non suffisante ?

Il importe que la préparation soit non seulement tracée mais aussi effective. En cas de difficultés rencontrées à l’arrivée du patient, le personnel doit cocher la réponse « Non ». Il aura été prévu par l’équipe de la conduite qu’il convient de retenir : interruption de l’intervention avec retour du patient en unité d’hospitalisation ou maintien du patient au bloc opératoire avec retard dans la programmation pour l’apport des soins requis.

Top 4. Comme répondre à l'item 6 qui portent sur les vérifications d'éléments cliniques quand on ne dispose pas de renseignement sur le patient, cas d'un patient inconscient pris en urgence par exemple ?

La précision de ces items vise à engager l'équipe à vérifier les sujets les plus à mêmes d'être à risque pour le patient.
En cas de patient pris en urgence, il importe de recourir à tous les moyens qui permettent d'anticiper les risques éventuels, interrogatoire des personnes accompagnant le patient, renseignement auprès du médecin traitant par exemple.
En cas d'absence totale de renseignement, l'équipe précisera (dans l'encart) la situation de prise en charge justifiant l'absence de renseignements pour l'item 6.

Top 5. Des items de la check list « Sécurité du patient au bloc opératoire » semblent inadaptés pour d’autres interventions, endoscopie, intervention en radiologie interventionnelle, comment y répondre ?

En réponse aux demandes des professionnels et afin d'adapter la check-list "Sécurité du patient au bloc opératoire" aux spécificités de l'endoscopie ou de la radiologie interventionnelle, la HAS a élaboré en collaboration avec les sociétés savantes et organisations professionnelles, d’autres check-list. Deux sont spécifiques à l’endoscopie «Sécurité du Patient en endoscopie digestive» et « Sécurité du patient en endoscopie bronchique », une autre à la radiologie interventionnelle « Sécurité en radiologie interventionnelle ». Ces documents sont téléchargeables à partir du site de la HAS.

Déclinées à partir de la check-list "Sécurité du patient au bloc opératoire", ces documents permettent de s’adapter aux problématiques propres à ces activités effectuées le plus souvent dans des unités dédiées.
La check-list endoscopie doit permettre d'éviter des aléas d'indication ou de réalisation d'examen, des défauts de préparation, des méconnaissances de la situation du patient vis-à-vis d'un traitement anticoagulant ou anti-agrégant, le tout par un contrôle systématique, en vue d'améliorer la sécurité du patient devant bénéficier d'une endoscopie digestive avec ou sans anesthésie.
La check-list en radiologie interventionnelle doit permettre d’éviter tout dysfonctionnement en lien avec le matériel utilisant des rayonnements ionisants ou l’emploi des produits de contraste.
Ces check-lists spécifiques seront celles opposables (et non la CL générique du bloc opératoire), dans la procédure de certification.

Top 6. La check-list HAS peut-elle être utilisée dans les secteurs interventionnels hors blocs opératoires ?

La check-list « Sécurité du patient au bloc opératoire » a été rédigée de manière générique. Obligatoire pour le bloc opératoire dans le cadre de la certification des établissements de santé, elle peut aussi être utilisée dans toutes circonstances où sont réalisés en équipe des actes interventionnels. Des check-lists spécifiques en endoscopie et en radiologie interventionnelle rédigées par les professionnels de ces secteurs sont téléchargeables à partir du site de la HAS.
La logique est la même : accueillir le bon patient, pour une intervention confirmée, en précisant les éléments critiques. Les équipes devant s’assurer par ailleurs que les équipements et produits qui conviennent soient disponibles et opérationnels.

Top 7. Les points qui composent la check-list sont-ils modifiables ? Les équipes peuvent-elles en ajouter d’autres ?

La check-list, telle qu’elle se présente actuellement, est un document socle générique, qui a vocation à être appliqué à tous types de chirurgie et types d’établissement. Cette stabilité est aussi un repère lors de changements (mobilité des personnels).

Cependant, au vu des évaluations menées, et afin d’améliorer son appropriation par les équipes du bloc opératoire, les établissements peuvent adapter le support check-list à leurs spécificités sous réserve de respecter les items du document de la HAS, considérés comme essentiels et devant être vérifiés pour toute intervention.

Top 8. Nous avons créé nous-mêmes une check-list à partir de celle de l’OMS. Doit-on modifier notre document ?

La check-list « Sécurité du patient au bloc opératoire » est inspirée de celle de l’OMS et adaptée au contexte français. Ce document a été élaboré par les représentants des différentes organisations professionnelles et sociétés savantes. Nous vous invitons à intégrer cette version aujourd’hui largement partagée, l’avantage étant de faciliter l’appropriation des professionnels.

La mobilité professionnelle des équipes rend souhaitable l’unité de présentation des items de la check-list.
Néanmoins, cette check-list ne doit pas être un frein aux programmes que vous avez déjà développés et bien évidemment, vous êtes libre de procéder aux vérifications indispensables dans la période péri-opératoire de la manière la plus adaptée à votre fonctionnement, sous réserve que les 11 items de la Check-list « Sécurité du patient au bloc opératoire » soient pris en compte et vérifiés dans votre programme.

Top 9. Nous avons informatisé la version de la check list V2010-01, doit-on modifier impérativement le support suivant cette nouvelle version ?

Suite à l’évaluation réalisée par la HAS après un an de mise en œuvre, il est apparu nécessaire de clarifier la formulation de certains critères et de rajouter deux nouveaux : la préparation cutanée (item 4) et le champ opératoire (associé à l’item 9), (demande de la Société Française d’Hygiène Hospitalière).

C’est cette nouvelle version « bonifiée » qui désormais s’impose aux blocs opératoire dans le cadre de la certification des établissements de santé.