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Registre Epifri – Observatoire de la radiologie interventionnelle

16.10.2014

En 2009, l’activité globale de la radiologie interventionnelle en France représentait 545 000 actes dont 315 000 diagnostiques et 230 000 thérapeutiques effectués par plus de 1 250 radiologues dans plus de 300 centres.

Pour obtenir des informations fiables et exhaustives, de l’ensemble de l’activité de radiologie interventionnelle, publique et libérale, une base de données « Epifri » a été mise en place à l’échelon national, sous l’égide de la Société française de radiologie – Fédération de radiologie interventionnelle (SFR – FRI).
Epifri est un recueil de données épidémiologiques anonyme, par médecin et par centre, de tous les actes de radiologie interventionnelle. Ce registre a été mis en place gratuitement, il y a juste un an, dans près de 60 centres publics et privés, pendant les dernières Journées françaises de radiologie (JFR).
Brièvement, pour essayer de répondre aux questions les plus courantes, en voici les grands principes :

Objectifs

Ce registre a pour but :
• d’améliorer les pratiques des centres et des praticiens ;
• de permettre l’accréditation HAS des praticiens et des centres ;
• d’aider à l’élaboration des guides de pratiques grâce à des données fiables et précises.

Cahier des charges

Epifri se veut :
• représentative
de la profession en regroupant si possible la totalité des acteurs
• pertinente
: décrire en temps réel les interventions pratiquées, chez quels malades, pour quelles maladies et avec quels résultats ;
• utile
: La perte de temps doit être largement compensée par les avantages procurés : autoévaluation et accréditation notamment ;
• pérenne
, car les connaissances et les techniques évoluent, entraînant de nouvelles recommandations dont seules les bases de données sont susceptibles d’en apprécier l’impact et la pertinence.
Epifri a été développée avec un informaticien du CHU de Toulouse,  qui a déjà développé deux autres bases de données nationales (Epithor et Epicard), reconnues comme la référence pour la chirurgie  thoracique et la chirurgie cardiaque, par la HAS.

Principes

• élaborée avec tous les représentants des sociétés d’organe ;
• fournie gratuitement à tous les centres ;
• financée par la SFR  qui est propriétaire des données et du logiciel ;
• fonctionne sur de simples PC sur chaque site ;
• simple à utiliser (moins d’une minute pour compléter un dossier) ;
• envoi des données par internet tous les mois ;
• récupération des informations locales ou nationales pour chaque centre à la condition d’une transmission suivie des données du centre ;
• anonymisation selon les recommandations de la Cnil ;
• maintenance, mise à jour… par Mr JL Laporte (CHU de Toulouse) par internet.

Quel est l’intérêt de chacun pour participer activement ?

La participation à la base ne peut reposer sur une obligation légale car la SFR n’en a pas la prérogative. Mais, elle engendre de nombreux avantages pour les praticiens et leurs établissements :
- attestation de l’implication dans une démarche d’amélioration de la qualité des pratiques ;
- validation de ses obligations d’évaluation des EPP (2 formations ont déjà eu lieu cette année, dans le cadre du programme de DPC, sur le sujet « Gestion des complications hémorragiques en radiologie interventionnelle et anticoagulants » ) ;
- validation de cette démarche pour la certification de l’établissement ;
- remboursement d’une partie de l’assurance professionnelle.

Comment garantir la qualité des données ?

En dehors des saisies automatisées, le logiciel est capable de :
- vérifier la cohérence des dates (entrée, intervention, sortie, dernières nouvelles…) et des valeurs numériques (poids, taille….) ;
- vérifier des doublons de patients, de clôturer un dossier, si certaines données n’ont pas été renseignées ;
- fournir en temps réel la liste des dossiers incomplets.

Comment pérenniser la base ?

La prise de conscience par les praticiens eux-mêmes sera le meilleur garant de la qualité et de la pérennité d’Epifri.
La SFR est propriétaire de ses données et du logiciel.

Confidentialité :

- la SFR initiatrice du projet, reste seule propriétaire des données et du logiciel ;
- chaque praticien a accès à ses données personnelles, et à celles de son centre et de la base nationale ;
- il ne peut identifier ni ses collègues, ni les autres centres ;
- seul le gestionnaire de la base nationale peut avoir accès aux données du centre, mais sans pouvoir identifier les patients, respectant les exigences d’anonymisation de la Cnil ;
- dans le processus de remise à disposition de la base nationale à chaque praticien, il n’est pas possible d’identifier le patient, le praticien et le centre.

Conclusions

Ce registre a été mis en place il y a juste un an. Près de 60 centres sont ouverts et plus de 120 praticiens participent activement. L’avantage de la solution est de ne pas nécessiter d’interconnexion avec les systèmes informatiques des établissements, pour faciliter la mise en place. Une procédure d’installation est bien décrite sur le site internet et nous sommes toujours disponibles pour aider à l’installation, si besoin.
Réalisé avec les représentants de chaque société d’organe, ce registre couvre toute l’activité de radiologie interventionnelle.

Après un an d’expérience, le logiciel semble simple à utiliser et dès à présent il est possible de collecter les données nationales et chaque centre peut récupérer son activité à titre individuel ou pour le centre.

Le 17/10/2014
Pr Hervé Rousseau – Chef du service radiologie CHU Rangueil
Au nom de la Fédération de radiologie interventionnelle (FRI) et de la Société française de radiologie (SFR)

Déclaration d'intérêts
Consultez la déclaration publique d'intérêts du Pr Hervé Rousseau

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