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Recommandation en santé publique

Actualisation de la revue de la littérature d’une recommandation en santé publique sur la « Détection précoce du mélanome cutané »

Rapport d’orientation : Facteurs de retard au diagnostic du mélanome cutané

Date de validation
juillet 2012

La HAS et l’INCa se sont associés dans un travail d’actualisation de la littérature faisant suite au rapport HAS 2006 sur la Détection précoce du mélanome cutané et des enquêtes de pratique auprès des professionnels de santé afin de redéfinir les facteurs de risque de mélanome cutané et le parcours de soins optimal pour la détection précoce de ce cancer cutané.


Le mélanome cutané est observé dans toutes les catégories d’âge, de l’enfance à un âge avancé, et le pic d’incidence se situe entre 50 et 64 ans chez l’homme et entre 15 et 64 ans chez la femme. Sa détection précoce est la meilleure chance de guérison, car elle permet d’intervenir avant la phase d’extension métastatique. Seul le diagnostic de mélanome cutané in situ (stade précoce du mélanome cutané) et de mélanome cutané de faible épaisseur (mesuré par l’indice de Breslow) pourrait permettre de diminuer la mortalité liée à ce cancer. En effet, le taux de survie à 5 ans se situe entre 91 % et 95 % lorsque l’indice de Breslow est < 1 mm et est de 63-79 % lorsqu’il est compris entre 2 et 4 mm. La recommandation en santé publique ne remet pas en question les conclusions et les préconisations du rapport HAS publié en 2006 sur la Stratégie de diagnostic précoce du mélanome. La détection précoce, avec, entre autres, un parcours de soins identifiant les sujets à risque, est la meilleure chance de guérison du mélanome cutané, car elle permet d’intervenir avant la phase d’extension métastasique. Le rapport d’orientation conclut qu’aucun argument dans la littérature ne permet de présager que la coordination du parcours de soins par le médecin traitant puisse occasionner un éventuel retard au diagnostic du mélanome cutané.

Les messages clés de la HAS et de l’INCa destinés aux professionnels de santé sont les suivants :

  • Le mélanome cutané est rare mais il est le plus grave des cancers de la peau du fait de sa capacité à métastaser. La détection précoce est la meilleure chance de guérison car elle permet d’intervenir avant la phase d’extension métastatique.
  • Il apparaît notamment qu’aucun argument dans la littérature ne vient confirmer l’hypothèse d’un impact du parcours de soins sur un éventuel retard au diagnostic du mélanome cutané.
  • En complément de l’action des dermatologues qui n’ont pas accès à l’ensemble de la population à risque, l’intervention active des médecins traitants dans le système de soins coordonnés français permettra d’améliorer le diagnostic précoce du mélanome cutané en identifiant les sujets à risque et/ou ayant une lésion suspecte.
  • Le risque de mélanome cutané est augmenté chez les sujets :

- ayant un phototype cutané de type I ou II, une peau claire, des cheveux roux ou blonds, des yeux de couleur claire, des éphélides, de nombreux grains de beauté (nombre > 40), des nævus atypiques, un nævus congénital géant (de diamètre > 20 cm) ;

- ayant eu des coups de soleil, quel que soit l’âge auquel ils sont survenus ou ayant été soumis aux UV artificiels (notamment avant l’âge de 35 ans) ;

- ayant des dommages actiniques ou des antécédents personnels ou familiaux de mélanome cutané.

  • Sur l’ensemble de ces facteurs de risque, ceux qui ont le risque relatif le plus élevé sont ceux sur lesquels il n’est pas possible d’agir, étant donné qu’ils sont liés à des caractéristiques phénotypiques ou à des facteurs génétiques du sujet.
  • L’information de la population sur les facteurs de risque de mélanome cutané et la prévention du risque solaire doit être intensifiée, l’exposition solaire ou aux UV artificiels est le seul facteur de risque sur lequel il est possible d’intervenir.

Documents

Mis en ligne le 25 janv. 2013