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La check-list « sécurité du patient en endoscopie digestive » évolue

18.04.2013
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Dès 2011, la HAS et le Conseil national professionnel des hépato-gastroentérologues (CNP HGE) - avec notamment la Société Française d’Endoscopie Digestive (SFED), avaient proposé une check-list dérivée de celle du bloc opératoire et adaptée aux spécificités de l’endoscopie digestive.

Visuel check-list en endoscopie digestiveSuite à l'évolution réglementaire récente des recommandations visant à réduire les risques de transmission d’agents transmissibles non conventionnels (ATNC) lors des actes invasifs, ce sont les professionnels (CNP HGE et SFED) qui ont sollicité la HAS pour faire évoluer cette check-list en endoscopie afin de prendre en compte les nouvelles dispositions. Le nouveau format 2013 a également été validé par la Société Française d’Hygiène Hospitalière (SF2H). Depuis février 2013, la HAS met à la disposition des équipes ce support d’amélioration des pratiques.

Selon ces dernières recommandations, l'endoscopie digestive n’est pas considérée comme un acte à risque de transmission d'ATNC pour tous les patients, mais seulement pour les patients suspects ou atteints d'EST (encéphalite spongiforme transmissible). Dans cette situation les formations lymphoïdes organisées sont classées comme tissu à risque pour la variante de la MCJ (maladie de Creutzfeldt-Jakob).

Une telle évolution de la check-list est parfaitement en accord avec la politique de la HAS en la matière telle qu'elle a été formulée par le Président Jean-Luc Harousseau, lors des Rencontres HAS de Lyon de novembre 2011 et qui est, rappelons le :

« Adapter la check-list pour mieux l’adopter. »

 

La check-list vise à favoriser avant toute intervention, la vérification de critères essentiels et le partage d'informations au sein de l'équipe médico-soignante. La HAS rappelle qu'elle est favorable à toute adaptation de cette check-list, notamment pour y incorporer tout élément spécifique prenant en compte les spécificités de l'équipe.

 

En pratique :

La modification introduite dans la check-list concerne l'ajout d'un critère visant à s'assurer que le statut du
patient a bien été catégorisé dans une des deux classes suivantes :
1. ni suspect cliniquement ni atteint d’EST,
2. suspect ou atteint d'EST.
Cette catégorisation est recueillie sous responsabilité médicale et les modalités de cette catégorisation y
compris sa traçabilité relèvent de l’organisation du service et/ou de l’établissement.
Le critère est donc formulé de la manière suivante :
- Patient suspect ou atteint d'EST : Oui * Non *
Bien évidement, une réponse positive amènerait en cas de réalisation de l'endoscopie, une prise en charge
des matériels selon les protocoles de l'établissement en lien avec  l'Instruction DGS/R13 no 2011-449 du 1er décembre 2011.

En décembre 2012, d'après les résultats de l'enquête « Une Semaine d'Endoscopie en France », la check-list était utilisée dans 83,1 % des unités (et y avait fait l'objet d'une évaluation dans 65,5 % des cas).

Philippe Cabarrot, conseiller technique du directeur de l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins

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Lettre Certification & Actualités n°9, Avril-juin 2013

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