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Marquage opératoire

Introduction


Selon l’OMS, la mortalité en lien avec la chirurgie serait, dans les pays industrialisés,  de 0,4 à 0,8%, et le taux de complications postopératoires graves de 3 à 16%. La moitié de ces complications étant considérée comme évitable.

C’est ainsi que l’OMS lance en 2009 une checklist visant à contrôler différents points de sécurité au moment de l’intervention chirurgicale  avec notamment un item sur le contrôle du marquage opératoire afin de réduire les erreurs de site ou de procédure.

En 2010, lors du lancement par la HAS de la checklist française, devant une absence de consensus professionnel, le marquage du site n’a pas été retenu comme un point de contrôle pour en laisser l'initiative aux chirurgiens et aux établissements.

En 2010 également, la HAS s’est engagée, avec la collaboration de 8 établissements de santé en France, dans le projet international High5s portant sur l’évaluation de l’implémentation d’une check-list orientée vers la sécurisation pré-interventionnelle permettant l’édition récente d’un premier enseignement sur le marquage opératoire

Ainsi, fort de cette expérience et quatre ans après la généralisation d’une checklist française, la HAS a souhaité, à travers une enquête, identifier le niveau de pratique actuel du marquage en France et l’intérêt des praticiens à une généralisation de cette barrière de sécurité.

La réalisation, le 25 novembre 2013 durant la semaine sécurité des patients, d’un séminaire de réflexion sur ce thème avec des représentants des spécialités médicales et chirurgicales, d’établissements de santé et d’usagers a permis de dresser un premier retour d’expérience.

Les actes de ce séminaire sont téléchargeables ci-dessous (cf. documents en bas de page) : présentations des intervenants, guide et outils d’aide à la mise en œuvre du marquage.

Ils visent  à promouvoir le marquage dans le processus opératoire et à l’intégrer dans une pratique d’équipe au niveau des organisations.

A la suite de ce séminaire, la HAS lance une campagne de sensibilisation. Cette page web permettra de valoriser les initiatives des professionnels, des institutionnels et des usagers.

 

Au niveau international

Projet international High 5

Initié par l’OMS en 2006, le projet « High 5s » a pour but d’améliorer la sécurité des patients pour le patient sur 5 grands problèmes de sécurité. La France a choisi de travailler sur deux thèmes : prévention des erreurs de procédure et de site en chirurgie (CSS) et sécurité de la prescription médicamenteuse aux points de transition du parcours de soins (MEDREC).

Des protocoles opérationnels standardisés (Standard Operating Protocol), intégrant une stratégie d’évaluation, ont été développés sur ces thèmes. Ainsi une checklist spécifique a été mise en œuvre, en France, dans 8 établissements représentant 10 spécialités chirurgicales et réalisant au total plus de 15 000 interventions par an. Dans cette checklist le marquage opératoire est une des 3 barrières de sécurité utilisée (avec des vérifications préopératoires systématiques et le temps de pause avant incision). Après 3 ans, 70% des patients opérés dans ces hôpitaux bénéficient  d’un marquage correct avec une dynamique  continue de progression. Les difficultés rencontrées sont d’ordre culturel, organisationnel et technique. Le partage d’expérience et la formation ont permis de lever la plupart des difficultés. Un guide pratique du marquage a été réalisé avec les professionnels participants.

 

Projet Européen PaSQ (Patient Safety and Quality of Care)

Le réseau européen Patient Safety and Quality of Care (PaSQ) est une action conjointe d’une durée de 3 ans (avril 2012-mars 2015) co- financée par la Commission Européenne.

PaSQ réunit 28 Pays Membres, 43 partenaires associés et 19 partenaires collaborateurs.

L’action conjointe PaSQ s’inscrit à la suite du programme EUNetPaS (2008-2010) qui était déjà coordonné au niveau européen par la HAS. Son principal objectif est l’amélioration de la sécurité des patients et de la qualité des soins par la mise en place d’un réseau de coopération (Pays Membres, parties prenantes, institutions, patients).

PaSQ, par son action cherche à promouvoir le développement de plateformes nationales « Sécurité du Patient et Qualité des Soins» regroupant l’ensemble des partenaires intéressés pour favoriser le partage des connaissances, des retours d’expérience et des bonnes pratiques. Il facilite aussi la mise en oeuvre, dans les organisations de soins, de bonnes pratiques sélectionnées. Par l'intermédiaire de son site internet, ce réseau met à la disposition des personnes intéressées une base de données européenne recensant plus de 300 bonnes pratiques d'amélioration de la sécurité du patient et de la qualité des soins et un mécanisme d'échange permettant de participer à des réunions d'échange internationales.

 

Au niveau national

Une enquête a été lancée en septembre 2013 auprès des médecins accrédités à l’aide d’un questionnaire en ligne. L’analyse statistique a été réalisée par la HAS avec l’outil Modalisa®.

2255 praticiens ont répondu à l’enquête sur une cible de 9060 médecins accrédités, soit un taux de réponse de 24,9%. 83% des répondants sont des chirurgiens, 11% des anesthésistes réanimateurs, 5% des gastro-entérologues interventionnels.

A part quelques exceptions liées à l’anatomie ou à la spécificité de certaines interventions (nécessitant un repérage opératoire), les répondants se divisent en deux groupes presque équivalent mais fortement opposés, l’un réalisant fréquemment le marquage et l’autre peu souvent. Ces variations sont associées à une réelle différence de culture sécurité, puisque pour un groupe le marquage est institutionnalisé et ancré dans un fonctionnement en équipe contrairement à une pratique plus individuelle et isolée dans l’autre cas.

La place de l’organisation apparaît importante pour faire de cette pratique une barrière de sécurité efficace. L’enquête fait apparaître également des cas de pratiques présentant un niveau de risque élevé.

 

Pour en savoir plus :

  

Points de vue des professionnels

Le centre hospitalier intercommunal de Quimper et l’hôpital Joseph Ducuing de Toulouse font partie des 8 établissements qui se sont engagés dans l’expérimentation High’5. Ils nous retracent leur expérience de mise en œuvre de la checklist OMS et de la généralisation du marquage opératoire dans un établissement de santé.

Du Centre Hospitalier intercommunal de Cornouaille

  • Présentation du Docteur Gwanaël Rolland-jacob, coordonnateur des risques.

 

De l’hôpital Joseph Ducuing de Toulouse

  • Présentation du docteur Sylvie Fristch, chef de service de chirurgie et de Mme Monique Fabre, directeur des soins.

 

D’une spécialité

Le secrétaire général de la Fédération de Chirurgie Viscérale et Digestive (FCVD) et gestionnaire de l’organisme agréé accréditation de chirurgie viscérale et digestive, nous fait part des enseignements que l’on peut tirer de l’analyse des événements indésirables enregistrés sur ce sujet dans la base de retour d’expérience de l’accréditation des médecins.

 

Des usagers

  

Documents

Mis en ligne le 10 janv. 2014