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8 avril 2014 | Communiqué de presse

Infection sur prothèse de hanche ou de genou : pour une meilleure prise en charge de l’urgence

En 2012, 220 934 prothèses de hanche et de genou ont été posées. L’infection sur prothèse est une complication rare mais qui touche près de 2 500 patients par an. Lorsqu’elle survient dans le premier mois suivant l’intervention, c’est une urgence qui nécessite une stratégie de diagnostic et de prise en charge optimale de différents professionnels afin d’éviter aux patients hospitalisation, séquelles importantes et chronicité de l’infection.

Considérée comme une infection nosocomiale lorsqu’elle survient dans le premier mois après l’implantation, l’infection sur prothèse peut provoquer douleurs et limitation de la fonction articulaire chez le patient et peut entraîner une hospitalisation de plusieurs semaines, une intervention chirurgicale et des soins prolongés.

 

Une urgence à traiter dans le mois suivant la pose de la prothèse

L’infection sur prothèse dans le mois suivant son implantation est une urgence médico-chirurgicale qui doit être traitée rapidement pour préserver le fonctionnement de l’articulation. La HAS recommande que l’équipe qui a posé la prothèse prenne de nouveau en charge le patient pour cette complication. A tout moment de la prise en charge et selon le caractère de complexité[1], l’équipe médico-chirurgicale peut solliciter un  centre spécialisé (CRIOA[2] et centres correspondants).L’équipe qui intervient doit comprendre au moins un chirurgien orthopédiste, un médecin infectiologue et un microbiologiste.

 

Une prise en charge médicale et chirurgicale à adapter

La HAS précise les modalités de réalisation de la ponction articulaire en cas de signes évocateurs ou de doute. Pour les cas de certitude ou de forte suspicion d’infection sur prothèse à un mois, la HAS insiste sur le caractère d’urgence et définit les modalités de prise en charge médico-chirurgicale.

 

Patient et entourage au premier plan pour repérer les signes d’alerte

Pour un repérage de l’infection dans le mois suivant l’implantation, le patient lui-même ainsi que son entourage doivent être vigilants et informés des principaux signes d’alerte : problèmes de cicatrisation (inflammation locale, tout écoulement même non purulent..), réapparition ou aggravation de la douleur locale après l’opération, dégradation des fonctions du membre concerné, épanchement douloureux du genou, fièvre. La HAS publiera prochainement un document d’information à destination des patients.



[1] Extrait de l’Instruction DGOS/PF2/2010/466 du 27 décembre 2010 relative au dispositif de prise en charge des infections ostéo-articulaires complexes.

[2] CRIOA : centres de référence des infections ostéo-articulaires.

Mis en ligne le 08 avr. 2014