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Directives anticipées – Guider les patients pour les rédiger

20.02.2017

Rédiger des directives anticipées permet de faire connaitre sa volonté d’engager, de limiter ou d'arrêter – ou non – des traitements et actes médicaux. Les professionnels de santé sont les mieux à même d’inciter leurs patients à les rédiger. C’est pourquoi la HAS a publié des documents et des outils pour les accompagner. Ils visent à les aider à informer leurs patients sur l’intérêt et les modalités de rédaction des directives anticipées et de désignation de la personne de confiance.

La HAS a également réalisé des documents à destination du grand public. Explications du Dr Caroline Latapy* (HAS). 

 

Lorsqu’une personne ne peut plus s’exprimer, les directives anticipées permettent aux médecins de connaître ses volontés pour sa fin de vie. Peu de personnes sont informées de la possibilité qui leur est offerte de rédiger leurs directives anticipées et de désigner une personne de confiance. Le ministère en charge de la Santé et le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie initient une campagne d’information pour que chacun prenne connaissance de ses droits. 

 

Qui est concerné par les directives anticipées ?

Toutes les personnes de 18 ans et plus sont concernées. Les professionnels de santé sont les mieux placés pour informer sur les directives anticipées et sur la possibilité de désigner une personne de confiance. Cette information concerne toute leur patientèle majeure. Ces directives sont valables sans limite de temps et elles peuvent être corrigées ou annulées à tout moment.

 

Quel est le contenu des directives anticipées ?

Les directives anticipées contiennent des informations sur nos volontés concernant les conditions de notre fin de vie. Elles renseignent sur nos choix en matière de poursuite, de limitation, de refus ou d’arrêt des traitements ou d'actes médicaux.

Pour la personne qui a rédigé ses directives anticipées et pour son entourage, savoir que les médecins pourront s’y référer est rassurant. Les professionnels ont en effet l’obligation de se conformer aux volontés exprimées dans les directives anticipées. Quelques restrictions toutefois : les situations d’urgence, par exemple si l’on doit réanimer le patient, ou si elles sont inappropriées, par exemple si leur contenu devait entraîner une souffrance intolérable. 

 

Quels outils la HAS met-elle à disposition des professionnels de santé ?

Les professionnels de santé, et en particulier le médecin traitant, ont un rôle essentiel pour informer les patients sur leurs droits et les aider à formuler leurs choix. Mais évoquer la fin de vie et la mort est extrêmement difficile. La HAS met à disposition des professionnels des outils pour faciliter leur démarche. Un guide a ainsi été publié pour les aider à parler des directives anticipées et à accompagner les personnes qui le souhaitent. Il émet, entre autres, des propositions quant aux moments qui semblent les plus propices pour aborder ce sujet. Il spécifie notamment qu’il est plus facile de l’évoquer lorsque la santé d’une personne ne laisse pas supposer une issue fatale dans un avenir proche.

 

Quels outils la HAS met-elle à disposition du grand public ?

La HAS a publié un guide pour le grand public qui permet de réfléchir à ses directives anticipées. Il renseigne sur leur intérêt et leurs objectifs. Il donne des conseils pour les rédiger et les conserver. Il délivre également des informations sur leur utilisation par le corps médical.

Il existe aussi un modèle de formulaire dont l’utilisation n’est pas obligatoire mais qui est de nature à guider la rédaction.

La HAS propose par ailleurs un document sur la personne de confiance. Ce document explique son rôle, les critères pour la choisir et les modalités de sa désignation et propose un formulaire de désignation.

* Propos recueillis par Arielle Fontaine – HAS

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© Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie.