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« L’accréditation, une démarche gagnant-gagnant »

27.03.2018

Le Dr Gérald Franchi, chirurgien esthétique et plasticien à Paris, a suivi une démarche d’accréditation individuelle. Il revient pour le webzine sur ces dix ans d’expérience qui lui ont permis de limiter les risques d’erreurs dans sa pratique quotidienne.

 

Pourquoi avoir décidé de vous engager dans l’accréditation ?

Je suis entré dans la démarche d’accréditation individuelle il y a près de dix ans. Je voulais améliorer ma pratique au quotidien et bénéficier du label « accréditation » car je pensais que cela serait – à terme – obligatoire.

 

Aujourd’hui, quels enseignements avez-vous tiré de cette expérience ?

L’accréditation permet d’apporter un éclairage particulier sur les points faibles liés à notre pratique personnelle et à notre spécialité et de les corriger. Je me suis rendu compte que nous étions tous confrontés aux mêmes erreurs et qu’il existait des moyens de limiter leur survenue, grâce par exemple à la base de retours d’expériences (REX). Les erreurs sont toujours compliquées à gérer, nuisent à la relation patient-médecin et peuvent même avoir des conséquences médico-légales. L’accréditation nous aide justement à limiter ce risque en mettant à notre disposition des outils pratiques qui augmentent le niveau de sécurité. Dans ce cadre, Plastirisq, l’organisme agréé en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, répond bien à nos attentes. Finalement, grâce à l’accréditation, tout le monde est gagnant : les patients comme les praticiens.

 

Pouvez-vous nous donner des exemples concrets de pratiques que vous avez pu améliorer ?

Oui, je pense aux prélèvements histologiques par exemple. Le risque d’erreur n’est pas négligeable entre la perte de l’échantillon au laboratoire ou les erreurs d’étiquetage… Désormais, ces procédures sont mieux encadrées. J’ai également mis en place un système visuel qui facilite le repérage des tumeurs cutanées et limite le risque d’erreur lorsqu’un dermatologue nous adresse un patient en vue d’une exérèse.

 

Au cours de cette démarche, quels obstacles avez-vous rencontrés ?

La démarche d’accréditation m’a demandé au début beaucoup de temps et d’énergie : bilan annuel, déclarations d’évènements porteurs de risques (EPR), lecture des différents documents administratifs… Aujourd’hui le système est devenu plus ergonomique, mieux adapté à notre pratique, même si certains de mes collègues sont encore rebutés par le vocabulaire technique et par le portail en ligne. Je pense qu’il faut poursuivre cette simplification du processus d’accréditation pour séduire davantage de praticiens.