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Développer la qualité dans le champ
sanitaire, social et médico-social

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5 avril 2018 | Communiqué de presse

Véronique Ghadi, nommée directrice de la qualité de l’accompagnement social et médico-social

La directrice générale de la Haute Autorité de Santé (HAS), Katia Julienne, annonce la nomination de Véronique Ghadi à la tête de la Direction de la qualité de l’accompagnement social et médico-social (DiQASM). Elle pilotera cette nouvelle direction qui intègre les missions et personnels de l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm), transférés à la HAS depuis le 1er avril.

Véronique Ghadi, 47 ans, est nommée à la tête de la Direction de la qualité de l’accompagnement social et médico-social (DiQASM). Cette direction est créée dans le cadre de l’intégration de l’Anesm à la HAS, décidée par la loi de financement de la sécurité sociale 2018. Véronique Ghadi sera en charge de piloter les travaux de cette nouvelle direction, notamment l’évolution de l’évaluation des établissements sociaux et médico-sociaux, le recueil de la satisfaction des personnes âgées ou l’élaboration de travaux transversaux avec les 2 autres directions de la HAS dédiées au champ sanitaire[1]. Elle s’occupait depuis 2010 à la HAS des sujets de qualité de vie au travail, de bientraitance et de place des usagers dans les démarches d’amélioration de la qualité des soins.

Véronique Ghadi a suivi un double cursus en sociologie et en santé publique, elle est titulaire d’un DEA Système de santé et société à Paris VII Denis Diderot (1995) et d’un DEA Sociologie du travail à Paris X Nanterre (1993). Sa carrière a été marquée par de nombreux travaux de recherche et études, mais aussi de projets d’accompagnement réalisés à la demande des acteurs du champ de la santé : établissements de santé, association d’usagers, ministère, mutualité française... Elle a pu notamment exercer ces différentes missions au sein de l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes, 1999), l’Ecole nationale de santé publique (1999-2001), la Fondation de l’avenir (2001-2006) l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris (2007-2008), le Collectif interassociatif sur la santé (Ciss, 2008-2010) ou en tant que consultante (2006-2010).

Le fil rouge de sa carrière a été de soutenir la prise de parole des usagers tant au niveau individuel que collectif et de travailler à son articulation avec le point de vue des professionnels. Ce parti pris l’a conduit naturellement à s’investir sur des problématiques sociales et médico-sociales : évaluation de la satisfaction des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer, conditions d’entrée en EHPAD, parentalité, évaluation d’un réseau de gérontologie, solutions de répit, nouveaux métiers d’accompagnement dans le champ du handicap, réduction des risques dans la toxicomanie...

Ses travaux sur la maltraitance ordinaire dans les établissements de santé l’ont amenée à rejoindre  la HAS en 2010. Au sein de l’institution, elle s’est notamment consacrée à l’élaboration d’outils pour promouvoir la bientraitance dans les établissements sanitaires et médico-sociaux en partenariat avec la Fédération des organismes régionaux d'amélioration des pratiques et des organisations en santé (FORAP). Elle a également piloté des expérimentations de démarches de qualité de vie au travail dans les établissements de santé ou accueillant des personnes âgées et des personnes handicapées, en partenariat avec l’Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact).

En 2014, elle co-écrit avec Claire Compagnon, le rapport Pour l’an II de la démocratie sanitaire remis à la ministre chargée de la santé.



[1] Direction de l’Evaluation médicale, Economique et de Santé Publique (DEMESP), Direction de l’Amélioration de la Qualité et de la Sécurité des Soins (DAQSS)

Mis en ligne le 05 avr. 2018