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24 avril 2018 | Communiqué de presse

Cryolipolyse à visée esthétique, la HAS lance une consultation publique pour recueillir le point de vue des différents acteurs

La HAS ouvre aujourd’hui une consultation publique dans le cadre de son évaluation de la cryolipolyse à visée esthétique . Elle souhaite recueillir d’ici au 28 mai prochain le plus de contributions possibles de la part de l’ensemble des acteurs concernés notamment les organismes professionnels (professionnels de santé, professionnels de l’esthétique et de la beauté) et les associations d’usagers, de consommateurs ou de patients. L’ensemble des contributions recueillies sera analysé et permettra d’enrichir et de finaliser l’évaluation de la HAS.

La cryolipolyse (destruction des adipocytes par le froid) apparue à la fin des années 2000 est une technique visant à réduire les graisses sous-cutanées dans des zones d’accumulation (abdomen, cuisses, flancs, bras, sous-menton, pectoraux…). Son caractère non invasif et sa rapidité d’exécution lui ont permis de prendre une place importante sur le marché de l’esthétique.

A la suite de signalements d’effets indésirables tels des brûlures graves chez des personnes ayant eu recours à la cryolipolyse à visée esthétique, le ministère chargé de la Santé a saisi la HAS pour rendre un avis sur les risques pour la santé humaine qu’elle représente (danger grave ou suspicion de danger grave)1.

Cette évaluation de la HAS fait suite à un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)2 de décembre 2016. Elle doit permettre d’actualiser les données de sécurité de la cryolipolyse.


Une consultation publique pour disposer d’une remontée de données complémentaires

La HAS a élaboré un projet de rapport appréciant la dangerosité de la cryolipolyse à visée esthétique à partir de l’analyse critique de données émanant de différentes sources, en France et à l’étranger : littérature scientifique, bases publiques dédiées à la vigilance, données des compagnies d’assurance...

Avant de finaliser son évaluation, la HAS soumet à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 28 mai, son projet de rapport à une consultation publique auprès de l’ensemble des personnes concernées par les techniques de remodelage de la silhouette : personnes s’étant prêtées à des séances de cryolipolyse et représentées par une association d’usagers ou de consommateurs, fabricants et distributeurs d’appareils de cryolipolyse, professionnels de santé ou de l’esthétique via leurs organismes, notamment ceux pratiquant la cryolipolyse mais également ceux prenant en charge des complications liées à la cryolipolyse, assureurs, etc…

L’objectif de cette consultation publique est de compléter les données déjà recueillies en faisant remonter des informations supplémentaires du terrain, axées sur la sécurité dans le champ de la cryolipolyse : informations techniques sur les appareils (systèmes de contrôle intégrés, maintenance), sur les modalités de réalisation des séances (lieux, localisations corporelles, précautions prises, information des personnes, nombre et fréquence des séances par personne), formation initiale et spécifique des opérateurs, événements relevés et effets indésirables ainsi que toute autre information utile à la finalisation de l’évaluation.

Ces informations sont recueillies par réponse à un questionnaire. Il est à noter que les réponses ne peuvent être envoyées qu’au titre d’une représentation collective, en aucun cas à titre individuel dans le respect de la protection des données personnelles.

Pour les personnes qui voudraient signaler un événement indésirable, la HAS rappelle que cette possibilité est offerte aux professionnels mais également aux citoyens et qu’il est essentiel de le faire pour permettre l’amélioration de la sécurité des personnes. Le signalement s’effectue soit auprès de l’agence régionale de santé du territoire quand celui qui a pratiqué la cryolipolyse n’est pas un professionnel de santé, soit via le portail internet signalement-sante.gouv.fr quand il s’agit d’un professionnel de santé.

La consultation publique est ouverte sur le site Internet de la HAS pour une période de 5 semaines et met à disposition :

•           le rapport provisoire d’évaluation contenant les données déjà recueillies ;

•           le questionnaire relatif à l’évaluation et au contenu du rapport provisoire.

A l’issue de la consultation publique, la HAS analysera les observations recueillies et finalisera son rapport qui sera rendu public.


1 L’évaluation de la HAS est menée au titre de l’article L.1151-3 du code de la santé publique qui prévoit que les actes à visée esthétique dont la mise en œuvre présente un danger grave ou une suspicion de danger grave pour la santé humaine peuvent être interdits par décret après avis de la Haute Autorité de Santé

Mis en ligne le 24 avr. 2018
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