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Prescrire l’activité physique : un guide pratique pour les médecins

La HAS publie un guide pratique pour la « promotion, consultation et prescription médicale d’activité physique (AP) et sportive pour la santé chez les adultes », accompagné de référentiels d’aide à la prescription par pathologie. Objectif : permettre aux médecins de prescrire de l’activité physique aux personnes atteintes de maladies chroniques ou présentant un état de santé (avancée en âge, grossesse, etc.) pour lesquels les bénéfices de l’activité physique sont reconnus.

L’activité physique (AP) a des effets bénéfiques sur la santé, la condition physique et le maintien de l’autonomie à tous les âges de la vie. Une AP régulière permet de prévenir de nombreuses maladies chroniques (maladies cardio et cérébrovasculaires, diabète de type 2, obésité, dépression, cancers, etc.). Elle est aussi, dans ces maladies, une thérapeutique à part entière seule ou en association avec un traitement médicamenteux.

 

Un guide de promotion, consultation et prescription médicale d'activité physique et sportive

Le guide de « promotion, consultation et prescription médicale d’activité physique et sportive pour la santé chez les adultes » permet à des médecins, généralistes ou spécialistes, de conduire une consultation dédiée à l’AP et les guide dans leur prescription d’AP dans un but de prévention et/ou de traitement. Il aide les médecins à promouvoir l’AP auprès de leur patient et à les accompagner vers un mode de vie physiquement plus actif et moins sédentaire, en sécurité, et dans la mesure du possible en toute autonomie.

Ce guide répond à la Loi de modernisation de notre système de santé de janvier 2016. Il devrait faciliter la mise en place dans les territoires de parcours de santé pluri-professionnels centrés sur la prescription d’AP et sportives en soins primaires.

Les professionnels y trouveront des connaissances de base sur l’activité physique et ses effets sur la santé, des outils d’évaluation du niveau de risque cardiovasculaire, de la condition physique, de la motivation du patient et des recommandations sur l’étendue de l’évaluation médicale à réaliser avant de prescrire une AP.

Les recommandations de ce guide relèvent avant tout d’un accord d’experts et viennent en soutien du jugement clinique du médecin, avec la volonté de lui proposer une démarche à la fois sécuritaire, réaliste et réalisable.

 

Des référentiels d'aide à la prescription d'AP et sportive par pathologie

Des référentiels viennent compléter le guide et précisent pour la pathologie traitée des données spécifiques sur les bénéfices et les risques de l’AP et sur les modalités de sa prescription.

Une première série de 6 référentiels accompagne le guide sur : le surpoids et obésité de l’adulte, le diabète de type 2, l’hypertension artérielle, la maladie coronaire stable, la bronchopneumopathie chronique obstructive et les accidents vasculaires cérébraux.

 

L’activité physique, la sédentarité, l’inactivité physique : de quoi s’agit-il ?

  • L’activité physique comprend les activités physiques de la vie quotidienne avec les déplacement actifs (marche, escaliers, vélo), les activités domestiques (entretien domestique, bricolage, jardinage) et les activités professionnels ou scolaires ; les exercices physiques (AP structurées, répétitives dont l’objectif est le maintien de la condition physique), et les activités sportives de loisirs ou en compétition (forme particulière d’AP où les participants répondent à un ensemble de règles et d’objectifs bien définis).

  • La sédentarité est définie comme une situation d’éveil caractérisé par une faible dépense énergétique inférieure ou égale à 1,5 METs. Les activités sédentaires comprennent toutes les activités réalisées au repos en position assise ou allongée (regarder la télévision, lire, écrire, travailler sur un ordinateur, se déplacer en véhicule automobile) et la position debout statique.

  • Elle diffère de l’inactivité physique qui se caractérise par un niveau insuffisant d’AP ne permettant pas d’atteindre le seuil d’AP recommandé pour la santé, soit l’équivalent d’au moins 150 minutes par semaine d’AP d’endurance d‘intensité modérée.

L’activité physique en chiffres

En France métropolitaine, chez des adultes de 18 à 74 ans, seul 53 % des femmes et 70 % des hommes atteignent les recommandations de l’OMS en matière d’AP. Près de 90 % des adultes déclaraient 3 heures ou plus par jour de temps passé à des comportements sédentaires et 41 % plus de 7 heures. Un adulte sur 5 cumulait un niveau de sédentarité élevé et un niveau d’AP bas, inferieur aux recommandations pour la santé.(Étude Esteban 2014-2016 de l’Agence nationale de santé publique – Santé publique France).

 

A noter : le guide ne traite pas des activités sportives en compétition qui relèvent de recommandations spécifiques. Il ne traite pas de la rééducation/réadaptation qui relève d’une prescription habituelle par un médecin généraliste ou spécialiste, à destination d’un professionnel de santé paramédical.

Mis en ligne le 17 Oct 2018