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24 mai 2007 | Communiqué de presse

Prise en charge en cas de mort inattendue du nourrisson

La Haute Autorité de Santé publie des recommandations professionnelles portant sur la conduite à tenir en cas de mort inattendue du nourrisson afin de d’harmoniser la prise en charge et l’action des différents intervenants sur l’ensemble du territoire national.
Ces recommandations ont été élaborées à la demande de la Direction générale de la santé.

La mort inattendue du nourrisson est définie comme « tous les cas de décès survenant brutalement chez un nourrisson alors que rien dans ses antécédents connus ne pouvait le laisser prévoir». Première circonstance de mortalité post néonatale (environ 500 décès inattendus par an dont 300 sont classés comme « mort subite du nourrisson, MSN » ), elle reste encore trop souvent non explorée et inexpliquée du fait d’un manque de prise en charge homogène.

Les cas de mort inattendue du nourrisson nécessitent d’être investigués pour :
- établir la cause du décès ;
- organiser la prise en charge avant tout psychologique de la famille et des personnes présentes au moment du décès ;
- mettre en œuvre, lorsque cela est possible, des mesures de prévention si une cause accidentelle de décès est identifiée ;
- faire la part d’éventuels cas de maltraitance.

Points clés des recommandations :

  • Tous les cas de mort inattendue du nourrisson doivent être pris en charge au sein d’un centre de référence (service hospitalier pédiatrique spécialisé dans cette prise en charge) afin de : - réaliser les explorations médicales à visée diagnostique le plus rapidement possible ; - proposer un accompagnement, un soutien psychologique et un suivi aux parents endeuillés.
  • Il est essentiel de procéder à une autopsie médicale après avoir informé les parents de l’intérêt de cet examen pour faire le diagnostic de la cause du décès. Cet examen ne peut être réalisé qu’avec leur accord signé.
  • Les parents doivent être tenus informés, tout au long du parcours, des examens pratiqués et de leurs résultats.
  • À tout moment, les autorités judiciaires peuvent être alertées s’il apparaît un doute concernant une éventuelle maltraitance.
  • À l’issue des explorations diagnostiques, la transmission au Centre d’épidémiologie sur les causes médicales du décès (CepiDc) d’un certificat médical de décès complémentaire améliorerait le recueil précis des causes de décès.
  • La mise en place de Comités multidisciplinaires de revue de cas de décès permettrait une analyse épidémiologique, une évaluation des pratiques et la mise en œuvre d’actions de prévention.

L’ensemble des textes (synthèse, recommandations et argumentaire) de ces recommandations professionnelles est disponible sur www.has-sante.fr

Mis en ligne le 25 mai 2007