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Développer la qualité dans le champ
sanitaire, social et médico-social

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Comprendre et mesurer

Le terme de « culture de sécurité » apparait pour la première fois dans le rapport que des experts du Groupe consultatif international pour la sûreté nucléaire (INSAG), intitulé «Rapport récapitulatif sur la réunion d'analyse de l'accident de Tchernobyl » ont rendu à propos de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Ce terme s’est imposé par la suite dans l’agenda de toutes les industries dans lesquelles des risques doivent être gérés.

Dans le domaine de la santé, cette culture constitue un élément préalable incontournable à prendre en compte pour mener de manière efficace des actions d’amélioration de la sécurité des patients. Il est maintenant clairement établi que la cause des évènements indésirables qui surviennent chez les patients est rarement liée au manque de connaissance des professionnels ; le plus souvent  ces évènements indésirables  sont le fait de défauts d’organisation, d’absence de vérification, d’insuffisances de  la coordination ou de la communication, bref qu’ils sont  liés à un manque de culture commune de sécurité  Améliorer la sécurité des patients implique de prendre en compte  la  culture de sécurité des acteurs.

Plusieurs définitions sont disponibles. Celle adoptée en 2006 par  la société européenne pour la qualité des soins (European Society for Quality in Health Care) est la plus connue : la  culture de sécurité désigne un ensemble cohérent et intégré de comportements individuels et organisationnels, fondé sur des croyances et des valeurs partagées, qui cherche continuellement à réduire les dommages aux patients, lesquels peuvent être liés aux soins.

La Health Foundation, une fondation anglaise à but non lucratif propose dans un document de 2013 une définition imagée pour des professionnels  : la culture de sécurité c’est ce que vous faites quand personne ne vous regarde ( ‘it’s what you do when nobody’s looking’).

Définir ce qu’est la culture de sécurité ne suffit pas. Il faut ensuite essayer de l’évaluer.

Le réseau européen EUNetPAS (2008-2010) dont la HAS a été le coordonnateur, a identifié une quinzaine d’instruments de mesure qu’il a soumis à une liste de six critères.

Trois questionnaires ont été retenus :


Pour mesurer la perception que les professionnels en établissements de santé ou en ville ont de la culture de sécurité, la Haute Autorité de santé réalise plusieurs enquêtes à partir de ces questionnaires recommandés.

 

Les résultats obtenus par toutes ces enquêtes doivent servir de base de discussion entre les membres des équipes pour analyser les dysfonctionnements, mettre en place des solutions et améliorer la sécurité du patient.

Par ailleurs, la HAS participe au projet CLARTE qui vise à expérimenter et à valider, en vue de les généraliser, des indicateurs de qualité et de sécurité des soins hospitaliers.

Documents

Mis en ligne le 26 nov. 2013