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Évaluation clinique et économique des dispositifs médicaux et prestations associées pour prise en charge du syndrome d’apnées hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS)

Révision de catégories homogènes de dispositifs médicaux – Évaluation économique
Evaluation des technologies de santé - Mis en ligne le 03 déc. 2014

Le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) se caractérise par la survenue, pendant le sommeil, d’épisodes anormalement fréquents d’interruptions de la ventilation (apnées), ou de réductions significatives de la ventilation (hypopnées). La définition de la sévérité du SAHOS repose sur deux composantes du syndrome : la somnolence diurne et l’indice d’apnées-hypopnées (IAH).

S’il est établi qu’il faut traiter par pression positive continue (PPC) les patients ayant un SAHOS caractérisé par un IAH supérieur à 30 événements obstructifs par heure, la question se pose pour les valeurs d’IAH inférieures. Pour ces valeurs d’IAH, les données cliniques sont limitées et les recommandations de prise en charge ne sont pas unanimes. L’évaluation médico-économique a apporté un éclairage complémentaire à l’évaluation clinique.

Les données cliniques suggèrent que, parmi les patients ayant un SAHOS avec un IAH inférieur à 30, ceux ayant une comorbidité cardiovasculaire grave associée sont susceptibles de tirer un bénéfice du traitement par PPC. La PPC ayant montré une meilleure efficacité sur la réduction de l’IAH par rapport aux orthèses d’avancée mandibulaire (OAM), elle est proposée en première intention. La modélisation a montré que le traitement du SAHOS était efficient chez ces patients par rapport à l’absence de traitement, y compris pour des disponibilités à payer très basses. Dans un objectif d’amélioration de la symptomatologie (diminution de la somnolence diurne), un traitement peut être également proposé aux patients ayant un SAHOS avec un IAH inférieur à 30 et sans comorbidité cardiovasculaire grave associée. Chez ces patients, les OAM sont recommandées en première intention plutôt que la PPC, au vu d’un effet traitement presque similaire entre PPC et OAM, et d’une meilleure efficience des OAM versus PPC dans la modélisation. Les données cliniques et médico-économiques sont limitées chez les patients ayant un SAHOS avec un IAH inférieur à 30.

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